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Ma vocation dans l’Eglise

20 janvier 2018 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 3 commentaires

Hier soir, j’ai relu le texte de sainte Thérèse de Lisieux « Ma vocation, c’est l’amour… »
Je l’aime bien, la petite Thérèse, même si son style est devenu de nos jours bien désuet. J’ai déjà écrit dans un autre billet ce que je pensais de son innocence et de son amour bienveillant pour l’Eglise : elle a vécu dans un autre temps, encore très religieux, et, partie rejoindre son Seigneur depuis son Carmel à un très jeune âge, elle n’a pas toute l’expérience que peuvent conférer à une femme mûre les aspérités du monde et les relations humaines parfois compliquées un siècle plus tard. Pour faire court, la petite Thérèse est d’une grande sainteté, oui, mais il ne faudrait pas pour autant attendre d’une femme d’aujourd’hui, en Eglise, une telle ingénuité.

Petite Thérèse ne m’en voudra pas. Elle sait bien que j’ai placé mon témoignage « Histoire d’une foi » dans le prolongement du sien. Et hier, méditant son acte de consécration, j’ai soudain trouvé ma propre vocation dans l’Eglise, que je vous livre en forme de pastiche :

« Oui j’ai trouvé ma place dans l’Eglise et cette place, ô mon Dieu, c’est vous qui me l’avez donnée… dans le Cœur de l’Eglise, ma Mère, je serai… le poil à gratter. »

 

Le texte de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face :
https://www.carmeldelisieux.fr/spiritualite-carmelitaine/therese-de-lenfant-jesus/les-essentiels-textes-tej/rien-que-pour-aujourd-hui/23-spiritualite-carmelitaine-/therese-de-lenfant-jesus/55-ma-vocation-cest-lamour-texte-complet.html

Reconnaissance et ingratitude

10 janvier 2018 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 1 commentaire

Je suis très sensible à la reconnaissance, et j’essaie de fermer autant que je peux les yeux sur l’ingratitude.
Il me semble que la reconnaissance n’est pas sans rapport avec la foi, et l’ingratitude fortement liée à l’égocentrisme, voire au narcissisme. N’est-ce pas célébrer Dieu que d’être sans cesse dans l’action de grâce, la reconnaissance pour les bienfaits dont il nous comble directement par ses mystères ou indirectement par l’intermédiaire de notre prochain ?
Je crois que je suis quelqu’un qui dit facilement et souvent « Merci ». Cela me rend d’autant plus sensible à la reconnaissance d’autrui pour ceci ou cela que j’ai pu lui offrir. Non pas que j’attende de la déférence ou quoi que ce soit de ce genre : j’ai horreur de la flatterie par exemple. Mais un discret et chaleureux merci, cela fait toujours plaisir.

Je plains les gens qui font couramment preuve d’ingratitude, car non seulement ils se privent d’une source de joie – rendre grâce en est une – mais ils se coupent encore de ce fait progressivement de leur prochain. Tout le monde a fait l’expérience des relations qui s’étiolent à force de ne jamais être entretenues par la braise de la reconnaissance. Rendez mille services à une personne qui soit ne s’en rendra même pas compte, soit estimera tout comme lui étant dû, et vous verrez que l’amertume et la lassitude risqueront de gagner peu à peu votre cœur. Au contraire, la personne reconnaissante pour peu obtiendra de vous davantage.

Je crois qu’il en va ainsi dans notre relation à Dieu. Non pas que Lui se lasse de nous combler de ses bienfaits, il ne s’agit pas de cela. Mais par contre, à qui est dans l’action de grâce permanente et à tout propos, Dieu donne encore et encore, sans compter. Au milieu de l’ingratitude massive du monde à son égard, il s’émeut d’une âme reconnaissante, et la comble au-delà de ses propres désirs.

Un Noël lumineux

5 janvier 2018 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 1 commentaire

J’ai eu, dans ma vie, des Noël tristes. Quand j’avais rêvé de jouets que je ne recevrais jamais, et que mes camarades d’école raconteraient avec joie à la rentrée. Quand notre mère ne voulait pas s’encombrer d’un sapin parce qu’on avait un jeune chat. Quand toutes mes sœurs étaient déjà parties et que je passais une soirée morne entre mes parents. Quand la vie a fait que, parfois, je sois loin de ma famille en des contrées où Noël n’avait pas le caractère recueilli et priant que je lui aurais souhaité. Quand un être cher parti peu de temps avant manquait cruellement au rendez-vous. Quand mes enfants n’avaient plus leurs deux parents ensemble ce jour-là. Quand l’un de nous, malheureusement, se voyait frappé par une maladie hivernale en plein 24 décembre.

Oui, j’ai eu des Noël tristes. C’est peut-être la raison pour laquelle j’appréhende cette fête dès que le temps de l’Avent s’annonce. Comme s’il fallait le traverser en retenant sa respiration pour pousser un grand ouf de soulagement en janvier.
Cette année, je sais que des personnes discrètement saintes ont prié pour que j’aime ce Noël. Pour que j’en comprenne mieux le sens.
Et voilà que tout s’est conjugué pour que ce Noël soit des plus beaux ; vraiment, l’un des plus heureux de ma vie.

Autour de moi, je n’avais plus trois, mais six enfants. Mes trois bien-aimés, avec chacun à son bras la personne qui fait battre son cœur. Quelle joie de les voir épanouis et heureux ! Quelle plénitude de faire connaissance avec deux hommes choisis entre tous par mes filles et de les voir rayonner sous leurs regards amoureux ! Quelle espérance pour la jeune femme que mon fils chérit et qui ne pourra qu’aller mieux après des épreuves personnelles des plus difficiles l’année passée !

Des échanges brefs, parce que le temps d’un ou deux repas, c’est court, ou des partages bien plus profonds quand demeure sous votre toit pendant une semaine le petit couple nouvellement constitué. Leur bonheur et leur joie de vivre ont été contagieux. Ma voiture les a promenés des marchés de Noël typiques de la région aux bords du Rhin en passant par les sommets enneigés où ils ont goûté aux sensations des sports d’hiver. Que d’enthousiasme et de sourires sur les photos ! Et combien de thés partagés dans la douceur d’être ensemble !

J’ai aimé ce Noël et ces jours de vacances, vraiment. Pleinement. Des lumières dans les villes, les églises et dans leurs yeux, à profusion. La joie d’être ensemble, palpable, exprimée. Le bonheur de leur faire plaisir et l’émotion de leur reconnaissance.

Nous voilà soudain en janvier, dans un doux passage, sans même que la météo détestable ait eu raison de notre moral.

Oui, ce fut vraiment un joyeux Noël. Merci à l’Unique capable de nous prodiguer une telle joie !

Un blog, un site internet comme celui-ci ne peut vivre que s’il est lu, consulté. Je livre ici beaucoup de ma personne, non pas par narcissisme, mais parce que je n’ai pas vraiment d’espace, dans ma vie quotidienne, pour exprimer tout ce qui anime ma personne profonde. Ce goût de la vie, cette joie d’aimer les miens et bien au-delà, les rencontres inattendues et toujours intéressantes que cet échange a permis depuis bientôt six ans… La foi brûlante qui m’habite et que je pratique discrètement dans ma communauté de paroisses et intensément dans ces mots que je vous livre et dont je ne sais que rarement comment ils sont reçus… Semer, sans compter, la vérité de la Parole du Christ Jésus et ouvrir mon cœur et mon esprit aux autres traditions religieuses qui ont toutes quelque chose à nous apprendre sur Dieu, l’Unique, l’Eternel, Celui dont je voudrais témoigner inlassablement jusqu’à mes dernières forces…
Amis lecteurs, chacun de vous m’est précieux. Vous êtes environ 150 à vous connecter à ce site chaque jour, les fidèles comme ceux d’un seul passage, qui recherchent un verset biblique, une homélie, un article qui va leur parler dans le secret de leur vie…
Merci infiniment à tous, qui que vous soyez, amis fidèles et connus ou internautes du hasard – mais croyez-vous vraiment au hasard ?
A tous, aujourd’hui, je souhaite une année 2018 de paix intérieure et de progrès spirituel.
Merci d’être vous, vous m’aidez à me trouver de plus en plus moi-même !

Véronique

Ma famille cosmopolite

26 décembre 2017 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 2 commentaires

Ma famille a pris cette année une dimension cosmopolite qui m’enchante, et notre Noël en fut d’autant plus riche et intense.
Mes enfants ont toujours eu des traits marqués par leur double origine française et ukrainienne. Les pommettes hautes, les yeux clairs, le nom qui n’est pas d’ici. Il était sans doute naturel que leurs cœurs s’ouvrent et se mettent à battre pour des amours d’ailleurs, ou tout du moins au sang mêlé. La belle jeune femme au bras de mon fils a des origines franco-marocaines. La beauté du corps et de l’âme est souvent due à un subtil mélange des terres et des cultures, et elle en est l’exemple parfait. Je l’aime comme ma propre fille.
Mes filles me présentent ces derniers jours leurs partenaires que les mouvements migratoires du XXe siècle et les nouvelles technologies leur ont offert de rencontrer, pour leur plus grand bonheur. La blondeur étincelante de ma grande chérie rayonne dans les bras d’un homme qui a passé son enfance en Espagne et nous offre, comme cadeau de première prise de connaissance, des produits de son pays d’origine que j’affectionne particulièrement pour avoir failli, à la vingtaine, m’y expatrier.
Quant à mon feu follet de petite dernière, voici que ses yeux pétillent de nous présenter enfin celui qu’elle chérit depuis deux ans via skype et les réseaux sociaux, et qui est venu de la lointaine Australie pour serrer enfin dans ses bras sa belle, affrontant courageusement l’hiver européen. Il fournit des efforts admirables pour soutenir des conversations des plus intéressantes en français, et nous fait découvrir à la fois son merveilleux pays d’adoption et son attachement profond à ses racines perses. Ses yeux noirs dans lesquels elle se noie brillent d’intelligence, et je le
découvre délicat, attentionné, d’une gentillesse exquise.

J’ai toujours été très fière et heureuse de mes trois enfants, qui sont la bénédiction de ma vie. Voici que leurs trois partenaires m’enchantent à leur tour, et que j’ai sujet de me réjouir infiniment des perspectives nouvelles qui s’ouvrent, par leurs amours, dans leurs vies déjà si riches…