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I had a dream…

5 janvier 2016 | Publié par Véronique Belen dans Blog - Aucun commentaire

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J’ai fait un rêve… Un vrai, un rêve que l’on fait dans la douceur du sommeil. Etrange et beau.
J’allais à ma maison d’enfance, et voici qu’accolée à la façade avait été construite une belle église, harmonieuse à l’extérieur, lumineuse et colorée à l’intérieur. Une église propice à la fois au recueillement et à la célébration joyeuse. Mais surtout, c’était une église œcuménique. Y venaient ceux que leur cœur avaient menés jusque là, catholiques ou frères et sœurs de la réforme. J’avais eu l’occasion d’y méditer seule, et voilà qu’elle était pleine, pleine d’adultes parmi lesquels je reconnaissais des amies protestantes, pleine d’enfants réunis pour une session de vacances, hébergés ailleurs, rassemblés ici. J’avais envie de m’investir pour cette église, je concevais des idées d’animation, de liturgie, de témoignage en ce lieu où je me sentais pleinement à ma place. Je me disais que la vie ne serait plus jamais comme avant, avec cette chaleureuse église accolée à ma maison familiale. Certains événements y semblaient abolis, car je me disais qu’avec un peu de chance, nous y aurions la visite de frère Roger de Taizé.
J’étais assise dans un décor qui ressemblait curieusement à une croûte de pain, dans la joie et le partage de cette belle église. J’échangeais avec d’autres au sujet de la foi quand je me suis réveillée. C’était un rêve, mais il m’a laissé de la douceur au cœur.
I had a dream…

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C’est l’amitié, les hasards d’internet ou une recherche sur un verset biblique, une image ou une homélie qui vous ont amenés jusqu’ici. Nous nous connaissons, nous avons déjà échangé dans la vie ou par messagerie, ou vous demeurez discrets et je ne puis savoir qui vous êtes. Sachez que dans tous les cas de figure, vous êtes ici les bienvenus. Celui ou celle qui tient un blog le fait pour être lu autant que pour libérer son expression plutôt que de la contenir. Quand je partage sur un passage biblique, le choisissant toujours dans la liturgie catholique du jour, c’est pour faire vivre cette Parole dans notre aujourd’hui, car elle est intemporelle. Je tente de la rendre accessible à mes contemporains. Quand je partage une homélie ou une prédication, c’est qu’elle m’a particulièrement touchée ce jour-là et que je la pense porteuse de progrès spirituel. Que soient remerciés ici tous les prédicateurs qui tolèrent ces partages.
J’aimerais parfois avoir plus d’échanges avec ceux qui viennent cueillir ici quelque chose : un commentaire est le bienvenu, un message par le formulaire de contact me fait toujours plaisir. Je suis prête à donner du temps pour ceux qui me contactent ainsi, n’hésitez donc pas à le faire.
Je rappelle que derrière ce site, il y a une seule personne, Véronique Belen, qui vous écrit ce message, aidée parfois par son fils pour les problèmes purement techniques. Je ne peux donc répondre à vos questions que dans les limites de ma toute simple personne, avec pour tout bagage ma foi et ma vie de prière, ma fidélité à ma communauté de paroisses, mes échanges avec quelques religieux et l’ordinaire de ma vie de maman qui travaille.
Ce site m’a apporté l’équilibre d’expression qui manquait avant – il y a bientôt quatre ans – dans ma vie.
Il m’a déjà permis d’enter en contact avec des personnes très différentes mais toutes très attachantes.
Il a déjà été, et c’est mon souhait le plus cher, semence d’évangélisation.
Pour vous en partager un petit secret, il avoisine à ce jour les 200 000 visiteurs.

Soyez tous remerciés, amis connus ou anonymes, de le faire vivre !

Je vous souhaite pour l’année 2016 des réponses à vos questions les plus lancinantes, et la paix du cœur !

Véronique Belen, 1er janvier 2016

Je ne suis pas un santon

29 décembre 2015 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 2 commentaires

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Un prêtre à qui je confiais un jour mon bouillonnement spirituel intérieur m’a dit de regarder les santons de la crèche et de faire silence, comme eux. Dans la crèche, arguait-il, tout le monde se tait et adore. Je devais en faire de même.
Quelques années ont passé.
En société, je me tais plutôt. Ce n’est pas ma voix que l’on entend le plus dans les réunions ou dans les soirées entre amis. Je n’y fais pas de prosélytisme, ni  dans la rue, ni en porte à porte. Pas du tout mon style…
De là à ne pas m’exprimer non plus par écrit, il y a un pas que même ce prêtre n’a pas réussi à me faire franchir.
Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule, dirent à Jésus : « Maître, réprimande tes disciples ! » Mais il prit la parole en disant : « Je vous le dis : si eux se taisent, les pierres crieront.» Luc 19, 39-40
Eh bien, si les disciples de Jésus avaient le droit de ne pas se taire, j’ai choisi d’être un santon qui ouvre la bouche, ou plutôt qui actionne son clavier. Car enfin, cela fait 2000 ans que l’Eglise recommande aux femmes de se taire au prétexte que Marie « gardait toutes ces choses en son cœur. »
C’est un peu facile, surtout quand une parole dérange.
J’aime le silence et je médite beaucoup, en solitaire. Mais vient un moment où il faut aussi exprimer ce que l’Esprit nous souffle.
Alors je me suis créé ce petit espace, ici, où je ne me tais plus. C’est une espace de liberté pour moi, et pour ceux qui choisissent, ou non, de s’y arrêter. Chacun est libre de lire ou de passer son chemin, et tout y est gratuit. Chacun peut y puiser nourriture spirituelle ou agacement. Chacun peut laisser un commentaire, ou se taire discrètement.
On y adore le Christ, oui, mais pas comme un petit Jésus de plâtre. J’essaie d’y faire vivre sa Parole, sa vie, sa mort et sa Résurrection. J’y parle de mon espérance en son Retour. J’essaie de faire en sorte que les pierres n’aient pas à crier parce que la disciple du Fils de Dieu  se tait…

Conte de Noël

19 décembre 2015 | Publié par Véronique Belen dans Blog - Aucun commentaire

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Ça m’est arrivé il y a trois ans, pas à Noël mais en février. J’y ai repensé aujourd’hui en lisant la liturgie du jour.
J’avais rendez-vous avec une religieuse dans un couvent un peu perdu dans la montagne, et il y avait, là-haut, beaucoup, beaucoup de neige. Elle m’avait donné de bonnes indications pour trouver le couvent, et tant bien que mal, j’y suis arrivée. Entretien de pure grâce.
L’heure tournait, quand je suis repartie, il était près de 17h, le soir allait tomber et la brume s’insinuait en même temps. Près du couvent, il y avait une vieille ferme, peut-être aussi une ou deux maisons. Et rien d’autre que la forêt, des chemins tout enneigés et des routes en lacets pour regagner la vallée.
Je n’ai pas le sens de l’orientation. Tous ceux qui me connaissent le savent. En quittant le couvent, j’ai dû louper un virage à un moment, et je suis partie dans la mauvaise direction. Avec la neige partout, difficile de voir la différence entre une petite route et un chemin de forêt. Bref, je me suis engagée dans un de ces chemins, montant légèrement, jusqu’à voir que j’étais dans une impasse. Devant moi, la lisière de la forêt et un tracteur abandonné là. Tout autour, la neige. A ma gauche, un petit ruisseau dans un fossé. Impossible de faire demi-tour, c’était trop étroit. Je n’avais plus qu’une solution : faire marche arrière. Et c’était fort périlleux, avec la brume de plus en plus épaisse.
J’y suis allée le plus lentement possible, distinguant très mal le chemin à l’arrière, et cela me fut fatal : je roulais un peu trop à gauche et ma roue arrière est descendue vers le fossé, jusqu’au point où je suis restée bloquée, ne pouvant plus faire ni marche avant, ni marche arrière. Le risque de glisser entièrement dans le ruisseau était réel si je bougeais encore un peu. Je suis sortie de la voiture pour constater ma triste situation. Un grand moment de solitude. La nuit allait tomber, et moi j’étais là, avec ma voiture impossible à bouger, dans une forêt au milieu de nulle part. Que faire ? On rassemble ses idées et on n’en trouve aucune. (suite…)

Dans le secret du confessionnal

16 décembre 2015 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 3 commentaires

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Le Jubilé de la Miséricorde est lancé. C’est une belle et bonne idée de notre pape François. Savoir à nouveau se reconnaître pécheur, en concevoir du remords, accomplir la démarche coûteuse mais sanctifiante de confesser ses péchés à un prêtre, recevoir la grâce libératrice du sacrement de la réconciliation. C’est un très beau chemin de conversion. Je peux témoigner que bien des nœuds de mon histoire personnelle ont été défaits par ce petit miracle qui nous est donné gratuitement dans la foi. C’est à mon sens une étape indispensable de notre vie ecclésiale, c’est une des raisons fortes pour lesquelles je me réjouis d’avoir été baptisée catholique. J’ai beaucoup de respect voire d’attirance pour la foi protestante, mais ce sacrement-là, tout comme l’eucharistie, me manquerait indiscutablement si j’avais été baptisée dans une autre église chrétienne.

Il y a cependant en moi un questionnement lancinant. Je ne suis pas dans le secret du confessionnal, ni dans l’âme du prêtre qui pardonne au nom de Jésus.

Ces jours-ci, le pape François répète à l’envi : « Dieu pardonne tout. »

Eh bien, c’est une formule qui m’incommode. Suis-je pharisienne dans l’âme, à me croire juste tandis que les autres ne le seraient pas ?

Nous connaissons l’exemple flagrant de l’avortement. Sont excommuniés « latae sentetiae » celles et ceux qui ont consenti ou participé à un avortement. Le pardonner relève normalement de la compétence d’un évêque, c’est d’ailleurs pour cette raison que les « missionnaires de la Miséricorde » auront cette année mandat spécial de pouvoir pardonner cet acte. Je ne fais que constater cet état de fait, je ne porte ici aucun jugement personnel sur cette loi interne de l’Eglise.

Mon questionnement est le suivant : qu’en est-il de certains crimes d’une gravité extrême, « Dieu pardonne tout » signifie-t-il qu’hormis l’avortement, le prêtre a le pouvoir, par la grâce de son ministère, de pardonner toute autre faute ? Et pourquoi, justement, cette distinction ? (suite…)