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Lumière des hommes, nous marchons vers toi !

24 septembre 2012 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

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Comme la foule se rassemblait autour de Jésus, il disait en parabole : « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la cache sous un couvercle ou ne la met en dessous du lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.
Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car celui qui a recevra encore, et celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il paraît avoir. »

Luc 8, 16 – 18

Trois versets d’Evangile qui sont si lourds de sens !

De nos jours, et surtout dans notre pays, la foi dérange. En particulier la foi chrétienne. Si on en vit un peu trop et qu’on est entouré, comme c’est mon cas dans mon cercle d’amis, d’agnostiques ou d’athées, on nous signifie parfois gentiment que la foi est affaire privée, que tant qu’elle n’empiète pas sur le domaine public, tout va bien. « Crois, mais laisse-moi tranquille avec ta foi. » On me l’a d’ailleurs déjà dit moins aimablement que cela.

Je ne suis pas du tout militante des « signes » ostentatoires, ni du discours chrétien offensif. On ne me verra jamais à un sit-in chapelet dans la rue. Ni avec une médaille religieuse autour du cou à mon travail. Ni en train de tracter dans les centres-villes pour le Christ comme le font parfois les évangéliques.

Par contre, je crois beaucoup au témoignage. Dans la vie, je parle très peu de ma foi. Mais j’écris beaucoup, ici ! Et lorsque ce site a été créé, j’en ai averti tous mes proches et moins proches. Silence gêné pour beaucoup. « No comment », pourrait-on dire, pour un certain nombre d’entre eux. Et d’ailleurs, le plus étonnant pour moi a été l’absence de réaction de la majorité des prêtres de ma connaissance. Comme quoi…

Mais voilà, le Christ est passé dans ma vie, et il a allumé une lumière que je ne peux plus mettre sous le boisseau. Elle me brûle de l’intérieur et demande un espace pour irradier. Et comme j’aime entre toutes les célébrations religieuses la Vigile pascale, j’aimerais être comme un cierge qui allume les autres de sa flamme.

Et je le sais d’expérience, plus on a reçu de Dieu, plus on entretient la flamme, et plus on reçoit encore de son incandescence !

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3 commentaires

  • André BONDU says:

    Je suis frappé de voir à quelle vitesse notre monde va à la dérive, et je ne parle que du monde de notre civilisation occidentale. On aurait pu penser qu ‘en se déchristianisant, l’ Occident aurait pu se raccrocher à une civilisation, une morale laïques,à des valeurs comme les Droits de l’ Homme, l’ art, la beauté, le bien, à des valeurs ‘humaines »,à une morale « laîque », comme ont essayé de le faire les révolutionnaire de 1789 ! Mais non, je m’ aperçois que, lorsque le Christianisme disparaît au point où on en est arrivé aujourd’ hui, on à beau gratter l’ écorce, il n’ y a plus rien dessous, tous les repaires s’ acroulent; La France, pour ne parler que de nous, ne se paganise même pas ( les païens de Grèce et de Rome avaient des points de repère plus solides que de nos jours. ils avaient de grands penseurs : Aristote, Platon, Homère, Cicéron,Virgile, Ovide,Tacite, Pline le Jeune.
    Même au temps des Barbares, il n’ y a pas eu la shoah et ses cinq millions de morts, deux bombes atomiques qui,j à elles seules, ont fart près de 500 000 morts, les déviations de la bioéthique, le mariage des homosexuels, l’ eugénisme et l » euthanasie, la théorie du « Gender », la haine,l’ égoïsme, le non respect des morts et de la mort, tout comme le non respect de la vie et des vivants. il suffit de voir défiler le lot de drames aussi épouvantables les uns que les autres qui se succèdent de jours en jours…..

    Où est, dans ce monde terrifiant, la lampe qui devrait éclairer la maison ?

    Oui, Véronique, il faut se garder de deux tentations :

    – celle de ceux qui ont honte de leur foi, qui se cachent face aux quolibets, dont la foi est du domaine strictement privé, ceux qui croient qu ‘il faut vivre avec son temps, accepter le mariage homosexuel,
    accepter l’ eugénisme et l’ euthanasie pour respecter la liberté de chacun, respecter leur peur de vieililr, de souffrir, trouver que c’ est normal d’ avoir deux papas ou deux mamans, justifier le Brejvick qui tue, gratuitement, par idéalisme, 77 jeunes en camp de vacances dans une île, disculper les p&dophiles, les violeurs, les assassins, accepter la torture des vieux qu’ on dépouille de leurs quelques économies, respecter à ce point la ilberté de la presse qu’ on justifie les journalistes se croient tout permis, la provocation, l’ humiliation, l’ irrespect, la calomnie gratuite. Justifier les écarts de plus en plus énormes qui séparent les pauvres de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches…

    -et les pharisiens qui s’exhibent et se pavanent en se présentant en modèles de sainteté, en justiciers, qui voient la paille dans l’ oeil du voisin, sans remarquer la poutre qui obture complètement le leur. Se doutent-ils, ces chrétiens aveugles, qu ‘ils font plus de mal que de bien.

    Comme toi, Véronique, je crois au témoignage, au témoignage de sa propre vie, sans ostentation. La sainteté ne fait pas de bruit, elle ne s »exhibe pas ( elle n’ est d’ ailleurs plus, alors, de la sainteté ); Et que penser de ceux dont on pourrait dire : « fais ce que je dis, mais ne fais pas ce que je fais !  »
    Oui, il faut témoigner, toujours témoigner. Mais comme c’ est difficile de témoigner si on veut avoir une vie toujours en accord avec son témoignage ! Que d’ humilité, que d’ abandon au Seigneur cela suppose, que de prière, de silence, d’ amour, de compréhension,de bonté, et, après tout, de sainteté..

    Entre ces deux écueils complètement opposés, Jésus nous montre bien la voie, quand il dit :
    :
    « Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ;
    rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. »

    La honte, la peur, la tolérance de ceux qui se taisent et rasent les murs,
    tout comme l’ arrogance, la vanité, la vantardise, la suffisance, l’ arrogance des donneurs de leçons.

    Notre monde va mal. Dieu seul est en mesure de le juger !
    Regardons d’ abord en nous-même, pour voir si nous, nous allons bien l

    Plus le monde va mal, plus Dieu e besoin de notre sainteté pour témoigner efficacement !

    tout ce qu ‘il y a au fond de nos coeurs, dans le secret, sera connu et viendra au grand jour !

  • Negueva says:

    Bravo Véronique pour ce beau commentaire, oui la foi peut parfois déranger l entourage proche ou éloigné mais,quelle chance d avoir cette lumière spirituelle en toi qui te donne une belle force et énergie.

    Je suis juive pratiquante et dans quelques heures c est un grand moment pour nous,car nous,commençons notre,jeune de Kipour …un moment chargé de repentance, de réflexions et parfois qui peut redonner un déclic de « foi »….
    Bien amicalement,
    Negueva

    • Véronique says:

      Merci à toi de ce beau cadeau que tu me fais de poster un commentaire ici au soir d’entrée en Kippour. De tout coeur avec toi et tous tes frères et soeurs juifs.
      Sais-tu qu’Edith Stein était née un jour de Kippour ?
      Cela l’a marquée pour toute sa vie de foi…



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