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« Si un autre vient en son propre nom, celui-là, vous le recevrez ! » Jean 5, 43

14 mars 2013 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

Jésus disait aux Juifs : « Si je me rendais ce témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas vrai ; il y a quelqu’un d’autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai. Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. Moi, je n’ai pas à recevoir le témoignage d’un homme, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui éclaire, et vous avez accepté de vous réjouir un moment à sa lumière. Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a données à accomplir ; ces œuvres, je les fais, et elles témoignent que le Père m’a envoyé. Et le Père qui m’a envoyé, c’est lui qui m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais écouté sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, et sa parole ne demeure pas en vous, puisque vous ne croyez pas en moi, l’envoyé du Père. Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle ; or, ce sont elles qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !
La gloire, je ne la reçois pas des hommes ; d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu. Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là, vous le recevrez ! Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique !
Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Si vous croyiez en Moïse, vous croiriez aussi en moi, car c’est de moi qu’il a parlé dans l’Écriture. Mais si vous ne croyez pas ce qu’il a écrit, comment croirez-vous ce que je dis ? »

Jean 5, 31-47

Dans ce passage, on devine toute la souffrance de Jésus dans son ministère d’annonce de la Bonne Nouvelle du Royaume. Dans une unité d’Esprit parfaite avec le Père, il reçoit de Lui ce qu’il doit dire, et est exaucé de toutes ses demandes de guérisons physiques et spirituelles. Il accomplit ainsi les oeuvres bonnes de Dieu son Père.
Mais ceux qui prétendent Le connaître mieux que lui le repoussent, l’accusent de blasphème, quand ils ne disent pas ouvertement qu’il vient de « Béelzébul ». Eternel refus du monde d’accueillir ce qui vient authentiquement de Dieu. Les pensées et les tendresses de Dieu sont tellement autres et supérieures à celles du monde que le monde ne peut les accueillir dans leur vérité.

« Vos pensées ne sont pas mes pensées et mes chemins ne sont pas vos chemins » (Isaïe 55.8)

Aujourd’hui encore, on a bien du mal à accueillir le témoignage du Christ dans sa vérité profonde, dans la radicalité de l’Evangile. Ils sont nombreux, ceux qui viennent en leur propre nom, se déclarent prophètes et sont accueillis favorablement, créant autour d’eux des sectes d’adorateurs plus ou moins influentes. Les plus redoutables sont ceux qui revêtent les habits de la piété et feignent l’appartenance à l’Eglise… pour mieux la diviser et tenter d’y insinuer l’erreur.

Ils sont pourtant assez faciles à reconnaître en cela qu’ils agréent et recherchent la gloire qui vient des hommes et non de Dieu.

 

Image : Duccio di Buoninsegna,  Maestà,  cathédrale de Sienne  1308-1311

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