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« Je le traitais comme un nourrisson qu’on soulève tout contre sa joue » Osée 11, 4

10 juillet 2014 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

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Parole du Seigneur :
J’ai aimé Israël dès son enfance, et, pour le faire sortir d’Égypte, j’ai appelé mon fils.
C’est moi qui lui apprenais à marcher, en le soutenant de mes bras, et il n’a pas compris que je venais à son secours.
Je le guidais avec humanité, par des liens de tendresse ; je le traitais comme un nourrisson qu’on soulève tout contre sa joue ; je me penchais vers lui pour le faire manger. Mais ils ont refusé de revenir à moi : vais-je les livrer au châtiment ?
Non ! Mon cœur se retourne contre moi, et le regret me consume.
Je n’agirai pas selon l’ardeur de ma colère, je ne détruirai plus Israël, car je suis Dieu, et non pas homme : au milieu de vous je suis le Dieu saint, et je ne viens pas pour exterminer.

Os 11, 1.3-4.8c-9
©AELF

S’il y a dans le Livre d’Osée des passages durs, qui peuvent paraître violents, on y lit aussi des versets d’une tendresse incomparable. De la mystique nuptiale à cette image du peuple de Dieu comme un nourrisson contre sa joue, nous y découvrons le Dieu de proximité paternelle qui nous est révélé en Jésus-Christ. Un Dieu qui nous aime avec des entrailles de père, et même, de mère. Un Dieu dont nous pouvons nous sentir infiniment proches, auquel nous pouvons nous abandonner avec la confiance d’un nouveau-né dans les bras de ses parents qui ne sont pour lui que soin et amour bienveillant.
Qu’il est bon de cultiver en nous l’image de ce Dieu-là !
Et si ailleurs dans le même Livre, nous lisons que c’est Lui qui nous procure « blé, vin nouveau et huile fraîche » (Osée 2,10 et 2,24), comment ne pas voir dans ces symboles son propre Fils, le Christ Jésus, l’oint, celui qui nous nourrit de son Corps et de son Sang par le pain et le vin ?

Bienheureux sommes-nous d’être les fils et les filles adoptifs d’un tel Père, dont la miséricorde ne nous fera jamais défaut !

Image : Le fils prodigue   Rembrandt

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