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« Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » Luc 1, 34

20 décembre 2014 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

SchongRetableOrlier

Au sixième mois d’Élisabeth,
l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »

Alors l’ange la quitta.

Luc 1, 26-38

Magnifique page d’évangile que l’on croit connaître par cœur mais dans laquelle il y a toujours des trésors à découvrir, tout comme Marie est en train de découvrir la grâce qui enveloppe sa vie.
À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.

Marie s’ignore encore Immaculée Conception ! Elle accueille avec humilité la salutation de l’ange, avec étonnement, avec sans doute un peu de crainte que l’ange se hâte de dissiper.
Marie connaît bien la tradition juive dans laquelle elle a été élevée. Elle sait que les naissances miraculeuses que Dieu a accordées à Sarah mère d’Isaac, à Anne mère de Samuel l’étaient à des femmes mariées, rendues fécondes après une longue stérilité. Aussi sa réaction naturelle de jeune fille vierge à peine accordée en fiançailles :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »

Et l’ange d’expliquer à Marie qu’elle enfantera de l’Esprit Saint par la puissance du Très-Haut :
« c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu. »

Pour la première fois dans l’histoire d’un enfantement, il y a une femme, encore vierge, et Dieu, et aucune participation d’un homme à ce mystère. On a énormément développé sur la virginité de Marie comme condition essentielle à la sainteté du Fils de Dieu. Elle me semble surtout signe que Jésus n’est pas né de volonté humaine, pas même d’un projet de couple. Il est né de volonté divine et de l’assentiment d’une jeune fille à cette volonté. Il est véritablement le Fils du Très-Haut. Et une femme est trouvée digne de lui donner chair et sang.
Dieu montre toute sa confiance et sa nécessité d’incarnation à une femme.
Et tout au long de sa vie terrestre, le Fils conçu par ce grand mystère se montrera infiniment délicat et miséricordieux avec toutes les femmes qui viendront vers Lui, sans aucune exception.

Image « L’Annonciation » du retable d’Orlier   Martin Schongauer

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