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« Viens, je te montrerai la Femme, l’Épouse de l’Agneau » Apocalypse 21,9

24 août 2015 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

Cantique des cantiques V Chagall

« Viens, je te montrerai
la Femme, l’Épouse de l’Agneau. »
En esprit, il m’emporta
sur une grande et haute montagne ;
il me montra la Ville sainte, Jérusalem,
qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu :
elle avait en elle la gloire de Dieu ;
son éclat était celui d’une pierre très précieuse,
comme le jaspe cristallin.

Apocalypse 21, 9-11

Cette lecture tombe bien aujourd’hui. Hier, je lisais une traduction du psaume 147, 12-15 faite par Martin Luther :

Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Sion, loue ton Dieu.
Car il renforce les verrous de ta porte
et chez toi il bénit tes enfants.
Il procure la paix à ton territoire
et te rassasie avec le froment le meilleur.
Il envoie ses propos à la terre,
et sa parole court avec célérité.

Parfois, j’aimerais bien qu’on arrête de mettre des symboles partout.
Le serviteur souffrant d’Isaïe, c’est Jésus. L’Epoux et l’Agneau, c’est lui aussi. Il n’est pas une divinité éthérée, mais il a pris chair d’homme. Il est aussi « le froment le meilleur » dans l’eucharistie. Tout cela est juste.
Alors pourquoi toujours cette obstination à nier le féminin de Jérusalem, le féminin on ne peut plus féminin de la Femme, l’Epouse de l’Agneau ? Tous les symboles qu’on y rattache dénient ce féminin, que ce soit l’Eglise ou le Peuple de Dieu.
Dans un même temps, on nous met en garde contre la perception de Dieu comme un « Grand Tout » vague et impersonnel, on souligne la nature humaine et divine du Christ Jésus, et on nous fait croire que des multitudes pourront se fondre en son sein après leur mort ou à son Retour. C’est dénier à Jésus son humanité.

Parfois, j’aimerais qu’on s’arrête simplement à méditer la figure de « la Femme, l’Epouse de l’Agneau » sans y rattacher toute une horde de symboles ecclésiaux.

Image : Cantique V     Marc Chagall

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