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« Il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche » Matthieu 25, 33

15 février 2016 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

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En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs :
il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”
Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?”
Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”
Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?”
Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”
Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Matthieu 25, 31-46
©Evangelizo.org 2001-2016

Comme j’aime cet extrait d’évangile ! Comme je le préfère à toutes les images mièvres du Christ !
En cette vie, nous pouvons rencontrer Jésus plein de miséricorde, prêt à nous pardonner les péchés que nous nous reconnaissons, et cette année jubilaire est d’ailleurs le moment idéal pour le faire. Mais pourquoi évacuer obstinément, surtout dans la théologie et la croyance populaire contemporaines, l’échéance du retour du Christ en Gloire pour le jugement des vivants et des morts ? N’est-ce pas parce que nous redoutons ce jugement que nous en dénions ainsi l’incontournable réalité ?
Je sais bien que deux ou trois générations avant la présente, les curés prêchaient plus sur l’enfer que sur l’amour de Dieu, et que certains catholiques ont de ce fait été dégoûtés de cette approche-là de leur religion. Mais je crois que nous sommes tombés aujourd’hui dans l’extrême inverse. Jésus serait cette porte largement ouverte par laquelle tout un chacun accèderait dès sa mort au Royaume promis. Pécheurs voire criminels et leurs victimes, tous accueillis à bras ouverts et se mettant à danser ensemble en paradis… Cette vision-là est à mon avis tout aussi erronée que la terreur de ma grand-mère qui fut menacée de l’enfer par son curé parce qu’une fois dans sa jeunesse, elle était allée au bal du 14 juillet…

Il nous faut retrouver la juste mesure et accepter cet évangile dans sa totalité, sans en évacuer la dernière phrase, comme j’en ai été témoin à une messe du Christ-Roi de la part d’un prêtre du Renouveau charismatique qui omit tout simplement de la lire…
Le Christ reviendra dans la Gloire et jugement il y aura. Oui, dans ma foi profonde et non tronquée, j’en suis tout à fait sûre. Je ne peux d’ailleurs croire en lui que s’il est miséricorde mais aussi justice. Car enfin, s’il n’y a pas de justice sur cette terre, faut-il pour autant qu’il n’y en ait pas au Royaume qui vient ?
Je prends un exemple, que je mets en lien ci-dessous : dans la ville mexicaine où le pape François a dit la messe hier, des centaines de jeunes filles et de jeunes femmes disparaissent, kidnappées, réduites à l’esclavage sexuel puis sont assassinées, et cela dans une impunité totale quand de très rares procès ont lieu. Aucune justice pour elles et leurs familles meurtries. Les assassins sont laissés en paix et continuent leurs exactions.
Et Dieu y serait indifférent ? Et Jésus continuerait à être une sorte de sucrerie inoffensive pour ces meurtriers ?
Notons d’ailleurs au passage ce que fera le Christ glorieux :
il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs :
il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.

Ce sont les brebis et non les mâles boucs qui sont placées à la droite du Roi de Gloire. Pour elles, le Royaume préparé depuis la fondation du monde.

Viens, Seigneur Jésus !

http://www.news.va/fr/news/le-pape-visite-ecatepec-ville-symbole-du-drame-des

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