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« J’ai reçu une éducation strictement conforme à la Loi de nos pères » Actes 22, 3

25 janvier 2017 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

En ces jours-là, Paul dit au peuple : « Je suis Juif, né à Tarse en Cilicie, mais élevé ici dans cette ville, où, à l’école de Gamaliel, j’ai reçu une éducation strictement conforme à la Loi de nos pères; j’avais pour Dieu une ardeur jalouse, comme vous tous aujourd’hui.
Ac 22, 3
Textes liturgiques©AELF

Nous fêtons aujourd’hui la conversion de saint Paul et je ne cite que cet extrait de la lecture des Actes des Apôtres (22, 3-16) qui est fort connue.
Je me sens proche de Paul à bien des égards. Le zèle pour l’annonce de l’Evangile et l’authenticité de ce qu’il a reçu de la part du Seigneur. A une grande différence près : il était homme, et je suis femme. Différence qui marque profondément nos charismes distincts : on n’entendra jamais ma voix sur une place publique, et sauf à me connaître dans ma vie quotidienne, on ne verra pas non plus mon visage. Il parlait, j’écris, il voyageait, je suis plutôt sédentaire, il prenait des coups physiques, je ne prends que des coups à l’âme de la part de mes détracteurs – mais non moins violents.
Il y a encore une chose qui me rapproche de Paul : c’est notre légitimité dans la foi.
Je ne suis pas une convertie de la dernière heure. Je suis d’une famille – de deux familles devrais-je dire – catholiques de manière immémoriale. A quelques jours, j’ai été baptisée par mon propre oncle, tout jeune prêtre. J’ai grandi dans les valeurs les plus chrétiennes et dans une pratique irréprochable. La foi était mon moteur principal jusqu’à mes 18 ans, elle me faisait vivre et je la vivais en actes et en vérité.
Puis je l’ai questionnée en profondeur pendant quinze ans.
Et depuis une vingtaine d’années, je la vis à nouveau de manière éminente, au quotidien, dans ma paroisse et sur l’espace public du net.
Mon développement pourra paraître bien orgueilleux. Soit. On adresse d’ailleurs souvent le même reproche à Paul…

Ce que je veux souligner par ces quelques lignes, c’est ma légitimité à parler de ce dont je parle.
Le monde – et L’Eglise – ont souvent les oreilles avides de témoignages de convertis partis du néant de la foi. Et ils ont vite fait d’en faire des héros.
Je suis consciente d’être beaucoup moins plaisante et beaucoup plus gênante. Je connais l’Eglise par cœur, et depuis toujours. Les prêtres ne sont pas pour moi des personnes « à part » et qu’il faudrait aduler. J’en avais trois dans ma famille la plus proche et je compte un certain nombre d’amis parmi eux. Je les connais donc très bien, tous différents mais aussi dans leurs points communs. Des êtres humains, c’est tout. Même si j’ai le plus grand respect pour leur sacerdoce.

Je veux donc redire aujourd’hui que tout ce que j’avance en matière de vérités de foi est conscient, vécu et réfléchi. C’est peut-être parce que la vie m’a faite on ne peut plus catholique que je suis légitime à rechercher dans ma prière et dans les autres traditions des éclats de vérité de l’Esprit Saint.

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