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« Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Jean 7, 51

1 avril 2017 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! »
D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ?
L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? »
C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui.
Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui.
Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? »
Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »
Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ?
Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ?
Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »
Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit :
« Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »
Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »
Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.

Jean 7,40-53
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

« Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » Oui, c’est vrai, Jésus a sans doute été le plus grand orateur de tous les temps. Et à la différence des orateurs que nous connaissons, il n’utilisait pas la manipulation mentale et le mensonge. Différence fondamentale entre le Verbe de Dieu et les beaux parleurs dont notre époque – comme toutes les autres sans doute – est friande.

La foule reste divisée à son sujet. Croire ou non au Christ Jésus Fils de Dieu, c’est encore très clivant de nos jours.

Mais je voudrais aller plus loin. Rester simplement au niveau de ceux qui croient déjà en Lui et en sa Parole, ce qui n’est tout de même pas un exploit, 2000 ans après sa résurrection et tant de témoignages de croyants, jusque dans le martyre et la mort !
Il y a parmi les croyants au Christ un « entre soi » qui peut être détestable. Il y a cette manière de tenir pour acquises et infaillibles les piles de doctrines enchevêtrées les unes dans les autres, mêlées de dévotions populaires confinant parfois au paganisme. Il y a ce glissement de plus en plus fort dans l’Eglise catholique de ce qui devrait être son cœur – la Parole du Seigneur – vers les dévotions secondaires que l’on veut faire passer pour le centre de la foi, notamment tout ce qui concerne le culte à Marie. A force de vouloir se démarquer de la Réforme, les catholiques ont développé de plus en plus une mariologie poussée à son paroxysme depuis Jean-Paul II.

Et c’est au point que lorsque l’Esprit emplit une âme pour lui faire porter un témoignage en direction des chrétiens et de l’Eglise, cette même Eglise ferme les écoutilles si la mariolâtrie du témoin n’est pas flagrante.
On pourra faire preuve de la plus parfaite obéissance ecclésiale, de la plus grande discrétion dans sa vie quotidienne, de la fidélité à la Parole du Christ la plus poussée, si on égratigne un tant soit peu les doctrines qui gravitent autour de la virginité perpétuelle de la mère de Jésus Christ, on est disqualifié d’office, même pas reçu, même pas entendu. Mis poliment à l’index. Messieurs les clercs veulent pouvoir rester entre eux à vénérer leur Vierge Marie, et honnie soit la femme, aussi catholique soit-elle, qui viendrait les bousculer dans leurs certitudes doctrinales.

Cette attitude est un fléau et j’en témoigne.
On peut toujours se gargariser d’être ordonné disciple du Christ, quand on n’a même pas une pointe de volonté de se mettre à l’écoute d’une motion de l’Esprit Saint passant par une femme, on n’est pas meilleur que les gardiens de la Loi de Moïse qui décrétaient qu’aucun prophète ne pouvait surgir de Galilée.

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