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« Il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était » Marc 1, 34

4 février 2018 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

Le soir venu, après le coucher du soleil,
on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal
ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies,
et il expulsa beaucoup de démons ;
il empêchait les démons de parler,
parce qu’ils savaient, eux, qui il était.

Marc 1, 32-34
Textes liturgiques©AELF

Je vais me démarquer, dans cet article, de tout ce qui est contemporain, raisonnable, moderne, tendance théorie du genre et j’en passe…
Pour moi, l’Evangile est vraiment le livre de la parole et des actes de Jésus, et je le prends tel qu’il est, sans le tronquer, sans l’édulcorer, sans le mettre à la sauce du rationalisme de ces deux derniers siècles.
Pour nier l’existence du démon et des esprits mauvais, il faut ne pas y avoir été confronté dans sa vie. Or, par toute ma vie, j’en atteste : le Malin existe, oui, il se manifeste sous un tas de formes et dans de nombreuses situations, nous pouvons faire confiance aux saints et aux mystiques qui, toujours, l’ont trouvé en travers de leur chemin. Alors bien sûr, quand on a l’esprit du monde et que l’on vit selon ses modes et ses fluctuations, on discerne peu l’esprit mauvais : il est, avec les mondains, d’une très grande mansuétude et il les préserve de ses attaques directes ou indirectes. Je suis toujours frappée de constater que mes proches qui adoptent les attitudes et les opinions de la « pensée unique » ont une vie plutôt fluide, pas désagréable, qu’ils sont appréciés et admirés par beaucoup de gens. Ce qui les interpelle en l’autre est attribué aux dysfonctionnements de son psychisme, ils recherchent dans les sciences humaines des explications à tout mauvais caractère ou déviance morale, voire criminelle.

Je voudrais aujourd’hui témoigner de ce qu’est une vie hors de l’esprit du monde, une vie qui recherche sans arrêt l’authenticité dans son être et dans son agir, une vie qui n’a qu’un seul modèle : le Christ Jésus.
Oui, j’ai pris cette voie étroite et difficile depuis mon plus jeune âge. Travaillée jusqu’aux entrailles par la Parole et la façon d’être du Christ.
Eh bien, vous pouvez m’en croire, le démon savait, lui, qui je désirais devenir.
Mais je voudrais souligner une différence de taille entre ma personne et celle de mon maître absolu, le Christ Jésus : il s’est incarné homme, et moi je suis femme. De là, un comportement diamétralement opposé du Malin à son égard et à mon égard.

Je ne peux pas empêcher le Malin de parler : depuis toujours, au contraire, soit il me noie dans son insupportable verbiage, soit il m’éructe dessus pour m’humilier. Pas moyen de le faire taire ni de l’expulser. J’ai compris cela par devers toute ma vie : une femme, jamais, ne peut exorciser une personne en proie au démon par l’autorité. Elle le peut peut-être par une inlassable prière d’intercession, sur le long terme, mais jamais par l’autorité. Et aussi moyenâgeux que cela puisse paraître, c’est l’un de mes arguments en défaveur du sacerdoce des femmes.

Le démon hait la femme, il est foncièrement misogyne – qu’il soit dans un corps d’homme ou dans un corps de femme, je dis souvent qu’il n’y a pas plus misogyne qu’une femme qui l’est – le démon refuse d’obéir à quelque femme que ce soit. Soit il la séduit, soit il la harcèle jusqu’aux limites de sa résistance personnelle. Une femme qui vit véritablement en union profonde avec son Seigneur vit une lutte acharnée de chaque instant contre le démon, qui prend toutes les formes possibles autour d’elle. Combien plus quand cette femme vit seule, sans communauté religieuse autour d’elle et sans homme solidement chrétien pour la protéger !

J’entends d’ici les hauts cris des catholiques dogmatiques : mais la Vierge Marie est celle qui combat le mieux le démon ! Je réponds que cela n’est absolument pas dans les Ecritures, et que le Père, sachant bien ce qu’il en est, a eu l’intelligence suprême de donner à Marie un époux saint, et un Fils imperméable au péché. Enlevez Joseph et Jésus à Marie, puis enlevez-lui saint Jean, et vous n’aurez plus qu’une pauvre femme harcelée par le mal extérieur à elle depuis Hérode jusqu’aux persécuteurs de Jésus et à la mort qui la guettait elle aussi.

Je suis donc ferme dans ce que j’écris aujourd’hui : notre seul vrai rempart contre le démon, c’est le Christ Jésus et notre foi en Lui.

Quant à moi qui suis une femme éprise de lui depuis toujours, je suis seule face au Malin dans ma vie quotidienne, sans communauté religieuse autour de moi, et je supplie mes amis prêtres et religieux si précieux à mon âme d’intercéder pour moi, pour que le Mauvais me laisse enfin quelque répit.

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