Site de Véronique Belen
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Méditations bibliques

En ce temps-là, Jésus disait aux foules :
« Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ.
Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle. »
Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.
Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien.
Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes
et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
« Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ».
Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »

Matthieu 13, 44-52
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

La conclusion de Jésus dans cet évangile me fait tristement sourire : je viens de lire sur le net un certain nombre d’homélies sur les textes du jour, et elles me laissent le goût amer d’un ressassage de bonnes paroles catholiques déjà cent fois entendues : le Royaume advient ici-bas quand nous nous préoccupons plus de justice que de biens et de titres honorifiques ; nous devons chérir la Parole de Dieu dans ce monde d’informatique, de robotique, d’électronique (je vous laisse poursuivre cette liste chère à nos prédicateurs…) ; nous devons quitter nos sécurités matérielles pour suivre le Christ ; on trouvera Dieu en travaillant le sol de sa vie intérieure ; il y a en chacun de nous du bon et du méchant, à nous de faire le tri en priorisant nos attitudes, etc.

Tout cela est bien gentillet, mais qui ose prêcher sur la troisième parabole ? Qui ose reprendre les mots de Jésus sur les « pleurs et les grincements de dents » ? Oh, cela ne cadre pas avec le profil doucereux du bon Jésus tout amour et tout miel ! L’interprétation catholique officielle, c’est donc que Dieu, dans son amour, ne forcera personne à accepter son salut. La qualification de « juste » ou d’ « injuste » est curieusement balayée. Tout le monde au paradis, sauf ceux qui, bof, n’en auront finalement pas envie !

Je me demande si nos prédicateurs ont vraiment conscience que les pratiquants fidèles qui les écoutent poliment à la messe sont aussi des disciples du Royaume des Cieux qui aimeraient bien que l’on tire du trésor de la Parole de Dieu du neuf, et pas que du convenu déjà cent fois rabâché. Les homélies catholiques sont la plupart du temps tellement prévisibles ! A croire qu’il existe du « catholiquement correct », et que c’est la raison pour laquelle le Vatican vient encore d’affirmer que seuls les clercs étaient habilités à prêcher en paroisse. Formatages en séminaire et en formation de diacre apparemment indispensables pour pouvoir commenter la Parole de Dieu… (suite…)

Écoutez la parole du Seigneur, vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome ! Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu, vous, peuple de Gomorrhe !
Que m’importe le nombre de vos sacrifices ? – dit le Seigneur. Les holocaustes de béliers, la graisse des veaux, j’en suis rassasié. Le sang des taureaux, des agneaux et des boucs, je n’y prends pas plaisir.
Quand vous venez vous présenter devant ma face, qui vous demande de fouler mes parvis ?
Cessez d’apporter de vaines offrandes ; j’ai horreur de votre encens. Les nouvelles lunes, les sabbats, les assemblées, je n’en peux plus de ces crimes et de ces fêtes.
Vos nouvelles lunes et vos solennités, moi, je les déteste : elles me sont un fardeau, je suis fatigué de le porter.
Quand vous étendez les mains, je détourne les yeux. Vous avez beau multiplier les prières, je n’écoute pas : vos mains sont pleines de sang.
Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal.
Apprenez à faire le bien : recherchez le droit, mettez au pas l’oppresseur, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve.

Isaïe 1,10-17
Textes liturgiques©AELF

J’imagine d’ici la fureur des gardiens de la religion juive à la proclamation du prophète Isaïe ! Ce sont en effet des paroles difficiles à recevoir pour les prêtres de la première Alliance et leurs fidèles.
Souvent, les prédicateurs chrétiens manient l’auto-satisfaction en commentant de tels versets : nous autres chrétiens serions les bons héritiers de la révélation divine déjà achevée dans l’avènement, la mort et la résurrection du Christ. Nos messes et nos cultes seraient agréables à Dieu par opposition aux antiques fêtes juives ici décriées par le prophète.

J’ai écrit il n’y a pas très longtemps que Dieu était peut-être tout aussi las de nos célébrations chrétiennes que des dévotions juives de ce temps. Je n’ai pas été comprise. On a si vite fait de donner dans l’angélisme du bon chrétien qui rend le bon sacrifice à Dieu ! Et disant cela, j’inclus toutes les branches du christianisme, qui ont d’ailleurs tôt fait de se dénigrer les unes les autres !

Eh bien, je le réaffirme aujourd’hui au nom de ma très grande intimité avec le Dieu Trinité : nos offrandes lui sont de plus en plus vaines. Nos encens finissent par lui donner la nausée.

Nous avons vécu et vivons encore, dans le monde entier, la grande épreuve de la pandémie de Covid-19. Pendant les semaines de confinement, partout, les chrétiens habituellement pratiquants ont imaginé de nouvelles façons d’échanger sur la Parole de Dieu, de partager leur foi, de poursuivre vaille que vaille leurs œuvres de charité. Pendant ce temps, un certain nombre de prêtres et de pasteurs jugeaient indispensable de se filmer célébrant la messe ou le culte sans assemblée, prêchant avec l’autorité qu’ils s’attribuent. Comme beaucoup de pratiquants catholiques ou protestants avec lesquels j’échange sur les réseaux sociaux, j’espérais qu’après cette expérience tout à fait inédite du confinement et de la proscription de tous les cultes, quelque chose changerait dans nos églises. J’osais caresser l’espoir que les fidèles seraient davantage mis à contribution dans messes et cultes pour commenter la parole de Dieu, que nos célébrations deviendraient plus participatives, que nous serions en quelque sorte sondés pour savoir comment nous avions vécu ce long carême ecclésial et pris en compte pour ce que nous souhaitions construire ensemble à sa sortie : quelque chose de neuf, de moins figé, de moins centré sur le prêtre ou le pasteur. Et j’ai espéré aussi que nous autres femmes serions appelées à sortir enfin de nos rôles de servantes silencieuses. (suite…)

En ces jours-là, le roi Acab convoqua tout Israël et réunit les prophètes sur le mont Carmel.
Élie se présenta devant la foule et dit : « Combien de temps allez-vous danser pour l’un et pour l’autre ? Si c’est le Seigneur qui est Dieu, suivez le Seigneur ; si c’est Baal, suivez Baal. » Et la foule ne répondit mot.
Élie continua : « Moi, je suis le seul qui reste des prophètes du Seigneur, tandis que les prophètes de Baal sont quatre cent cinquante.
Amenez-nous deux jeunes taureaux ; qu’ils en choisissent un, qu’ils le dépècent et le placent sur le bûcher, mais qu’ils n’y mettent pas le feu. Moi, je préparerai l’autre taureau, je le placerai sur le bûcher, mais je n’y mettrai pas le feu.
Vous invoquerez le nom de votre dieu, et moi, j’invoquerai le nom du Seigneur : le dieu qui répondra par le feu, c’est lui qui est Dieu. » La foule répondit : « C’est d’accord. »
Élie dit alors aux prophètes de Baal : « Choisissez votre taureau et commencez, car vous êtes les plus nombreux. Invoquez le nom de votre dieu, mais ne mettez pas le feu. »
Ils prirent le taureau et le préparèrent, et ils invoquèrent le nom de Baal depuis le matin jusqu’au milieu du jour, en disant : « Ô Baal, réponds-nous ! » Mais il n’y eut ni voix ni réponse ; et ils dansaient devant l’autel qu’ils avaient dressé.
Au milieu du jour, Élie se moqua d’eux en disant : « Criez plus fort, puisque c’est un dieu : il a des soucis ou des affaires, ou bien il est en voyage ; il dort peut-être, mais il va se réveiller ! »
Ils crièrent donc plus fort et, selon leur coutume, ils se tailladèrent jusqu’au sang avec des épées et des lances.
Dans l’après-midi, ils se livrèrent à des transes prophétiques jusqu’à l’heure du sacrifice du soir, mais il n’y eut ni voix, ni réponse, ni le moindre signe.
Alors Élie dit à la foule : « Approchez. » Et toute la foule s’approcha de lui. Il releva l’autel du Seigneur, qui avait été démoli.
Il prit douze pierres, selon le nombre des tribus des fils de Jacob à qui le Seigneur avait dit : « Ton nom sera Israël. »
Avec ces pierres il érigea un autel au Seigneur. Il creusa autour de l’autel une rigole d’une capacité d’environ trente litres.
Il disposa le bois, dépeça le taureau et le plaça sur le bûcher.
Puis il dit : « Emplissez d’eau quatre cruches, et versez-les sur la victime et sur le bois. » Et l’on fit ainsi. Il dit : « Une deuxième fois ! » et l’on recommença. Il dit : « Une troisième fois ! » et l’on recommença encore.
L’eau ruissela autour de l’autel, et la rigole elle-même fut remplie d’eau.
À l’heure du sacrifice du soir, Élie le prophète s’avança et dit : « Seigneur, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, on saura aujourd’hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur, et que j’ai accompli toutes ces choses sur ton ordre.
Réponds-moi, Seigneur, réponds-moi, pour que tout ce peuple sache que c’est toi, Seigneur, qui es Dieu, et qui as retourné leur cœur ! »
Alors le feu du Seigneur tomba, il dévora la victime et le bois, les pierres et la poussière, et l’eau qui était dans la rigole.
Tout le peuple en fut témoin ; les gens tombèrent face contre terre et dirent : « C’est le Seigneur qui est Dieu ! C’est le Seigneur qui est Dieu ! »

1 Rois 18, 20-39

Ce très beau texte me fait rêver. Oui, quand on est envoyé de la part du Seigneur, l’Unique que nous chrétiens connaissons comme le Dieu Trinité, on aimerait parfois être justifié par un feu qui descendrait du ciel pour accréditer notre témoignage et discréditer la multitude des faux prophètes.

En ceci, les choses n’ont pas changé depuis ces temps antiques : pour un Elie envoyé par le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, quatre cent cinquante envoyés par personne mais qui se disent, se croient et se font passer pour légitimes.
Ce qui a changé, c’est que les cartes sont bien plus brouillées de nos jours. Les prophètes de Baal ne se réclamaient pas du Dieu d’Israël mais de la puissance de Baal en laquelle ils croyaient. Les faux prophètes contemporains sont bien plus retors, dans la mesure où ils se réclament du Dieu de Jésus-Christ, avec souvent une grande dévotion à la Vierge Marie, ce qui plaît à l’Eglise et aux foules. Et on les voit ainsi prospérer, être écoutés comme des oracles, vénérés comme des voyants ou des mystiques authentiques que l’histoire sainte a pu nous donner, avec parcimonie cependant. De cette parcimonie, en ce troisième millénaire, on a l’air de ne plus se souvenir. Et ainsi, souvent, un faux prophète est crû authentique quand il entre en réseau avec beaucoup d’autres, dans des thèmes communs. Il est notoire qu’à l’heure d’internet, ils se soutiennent et s’authentifient les uns les autres. Telle fausse mystique s’indigne qu’on puisse douter d’elle puisque unetelle qui a encore meilleure presse qu’elle a dit la même chose ! Elle truffera son blog de vidéos et de témoignages de supposées voyantes, actuelles ou de naguère, et cerise sur le gâteau, elle abondera dans le sens de nombreux prêtres contemporains prolixes et cotés en affirmant en outre que feu son premier accompagnateur spirituel était un saint ! La recette marche. On la lit. On lui écrit. On la prend elle-même pour une sainte et elle se répand sur le net en conseils spirituels que les esprits à faible discernement vont s’astreindre à appliquer pour progresser eux-mêmes en sainteté ! (suite…)

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes.
Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie.
Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés.
Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde.
Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais.
Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde.
Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité.
De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »

Jean 17,11b-19
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Jésus a donné au monde la Parole de vérité du Père, il l’a confiée à ses disciples, et ils vont goûter comme leur Seigneur à la béatitude de la persécution pour la justice. Béatitude ? Sur le moment, certes non. C’est bien difficile d’être moqué, raillé, d’attirer à soi le doute, les sarcasmes et le mépris quand on annonce une vérité confiée à soi par le Seigneur en personne.

Les successeurs « officiels » des apôtres ont de nos jours tôt fait de prendre pour eux-mêmes ces avertissements de Jésus. Certes, les clercs sont moqués, raillés et méprisés par beaucoup de nos contemporains. Mais il convient d’examiner la cause de ces persécutions. Sont-ils en butte à l’impopularité parce qu’ils annoncent l’Evangile, ou parce qu’ils ont failli dans cette annonce ?
Les deux cas de figure existent. Parmi les clercs, il y a parfois d’authentiques prophètes, qui annoncent sincèrement la Parole du Seigneur Jésus et en vivent concrètement. Et ceux-là sont alors toujours persécutés pour la vérité, comme Jésus l’annonce ici dans sa grande prière sacerdotale en Jean 17,1-26.
Mais il existe un autre cas de figure, très répandu : des clercs vivent et se comportent à revers de l’Evangile, ils ont acquis le goût du pouvoir, ne supportent pas d’être contestés au nom d’une soit-disant autorité naturelle que leur confèreraient leur ordination et leur allégeance à la doctrine de l’Eglise. Ils extrapolent volontiers sur l’Evangile, se saisissent de telle ou telle parole du Christ pour en tirer tout un enseignement moral et discourent essentiellement sur des questions sexuelles, familiales et bioéthiques. Et cela en n’étant pas toujours innocents de dissimulations de crimes de mœurs ou d’emprise spirituelle au sein même de l’organisation ecclésiale. Il me semble alors un peu facile de crier à la persécution pour la vérité. « Qu’est-ce que la vérité ? », disait Pilate à Jésus (Jean 18, 38). Voilà ce dont nous devons nous souvenir. Qu’est-ce que la vérité, en Christ ? (suite…)

En ces jours-là, à Iconium, il y eut un mouvement chez les non-Juifs et chez les Juifs, avec leurs chefs, pour recourir à la violence et lapider Paul et Barnabé.
Lorsque ceux-ci s’en aperçurent, ils se réfugièrent en Lycaonie dans les cités de Lystres et de Derbé et dans leurs territoires environnants.
Là encore, ils annonçaient la Bonne Nouvelle.
Or, à Lystres, il y avait un homme qui était assis, incapable de se tenir sur ses pieds. Infirme de naissance, il n’avait jamais pu marcher.
Cet homme écoutait les paroles de Paul. Celui-ci le fixa du regard et vit qu’il avait la foi pour être sauvé.
Alors il lui dit d’une voix forte : « Lève-toi, tiens-toi droit sur tes pieds. » L’homme se dressa d’un bond : il marchait.
En voyant ce que Paul venait de faire, les foules s’écrièrent en lycaonien : « Les dieux se sont faits pareils aux hommes, et ils sont descendus chez nous ! »
Ils donnaient à Barnabé le nom de Zeus, et à Paul celui d’Hermès, puisque c’était lui le porte-parole.
Le prêtre du temple de Zeus, situé hors de la ville, fit amener aux portes de celle-ci des taureaux et des guirlandes. Il voulait offrir un sacrifice avec les foules.
Informés de cela, les Apôtres Barnabé et Paul déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent dans la foule en criant :
« Pourquoi faites-vous cela ? Nous aussi, nous sommes des hommes pareils à vous, et nous annonçons la Bonne Nouvelle : détournez-vous de ces vaines pratiques, et tournez-vous vers le Dieu vivant, lui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qu’ils contiennent.
Dans les générations passées, il a laissé toutes les nations suivre leurs chemins.
Pourtant, il n’a pas manqué de donner le témoignage de ses bienfaits, puisqu’il vous a envoyé du ciel la pluie et des saisons fertiles pour vous combler de nourriture et de bien-être. »
En parlant ainsi, ils empêchèrent, mais non sans peine, la foule de leur offrir un sacrifice.

Actes des Apôtres 14, 5-18
Textes liturgiques©AELF

Cet extrait des Actes des Apôtres arrive à point nommé pour revenir sur un aspect de notre relation à la parole de l’Apôtre Paul que j’évoquais déjà dans la méditation de samedi 9 mai en lien ci-dessous :

https://www.histoiredunefoi.fr/meditations-bibliques/11954-cest-a-vous-dabord-quil-etait-necessaire-dadresser-la-parole-de-dieu-actes-des-apotres-13-46

Paul et Barnabé sont ici on ne peut plus clairs quant à leur humanité semblable à celle de tous les autres hommes : s’ils ont réalisé un signe fort en rendant la marche à un infirme de naissance, c’est au Nom du Seigneur Jésus et non en leur nom propre. C’est la puissance du Ressuscité, dans l’exaucement du Père, qui accorde la guérison à cet homme handicapé, à l’intercession du croyant Paul et par la foi du miraculé. Et Paul et Barnabé ont alors raison de s’opposer à la déification dont la païens de Lystres voudraient les honorer.

Cela m’inspire deux réflexions : les faiseurs de miracles contemporains, qu’ils soient issus d’une église évangélique, protestante ou catholique ont-ils tous la même réaction saine et humble que Paul et Barnabé ici ? Le fait est qu’un certain nombre d’entre eux, pasteurs ou prêtres, sont adulés par les foules et révérés comme des saints vivants. Il suffit de lire les invitations dithyrambiques à leurs super soirées de guérisons corporelles ou psychiques et spirituelles pour se rendre compte que leurs promoteurs ne sont pas loin de les couvrir de guirlandes – pour dire les choses de façon « soft » – au long de leurs tournées… (suite…)