Site de Véronique Belen
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Méditations bibliques

En ces jours-là, le roi Acab convoqua tout Israël et réunit les prophètes sur le mont Carmel.
Élie se présenta devant la foule et dit : « Combien de temps allez-vous danser pour l’un et pour l’autre ? Si c’est le Seigneur qui est Dieu, suivez le Seigneur ; si c’est Baal, suivez Baal. » Et la foule ne répondit mot.
Élie continua : « Moi, je suis le seul qui reste des prophètes du Seigneur, tandis que les prophètes de Baal sont quatre cent cinquante.
Amenez-nous deux jeunes taureaux ; qu’ils en choisissent un, qu’ils le dépècent et le placent sur le bûcher, mais qu’ils n’y mettent pas le feu. Moi, je préparerai l’autre taureau, je le placerai sur le bûcher, mais je n’y mettrai pas le feu.
Vous invoquerez le nom de votre dieu, et moi, j’invoquerai le nom du Seigneur : le dieu qui répondra par le feu, c’est lui qui est Dieu. » La foule répondit : « C’est d’accord. »
Élie dit alors aux prophètes de Baal : « Choisissez votre taureau et commencez, car vous êtes les plus nombreux. Invoquez le nom de votre dieu, mais ne mettez pas le feu. »
Ils prirent le taureau et le préparèrent, et ils invoquèrent le nom de Baal depuis le matin jusqu’au milieu du jour, en disant : « Ô Baal, réponds-nous ! » Mais il n’y eut ni voix ni réponse ; et ils dansaient devant l’autel qu’ils avaient dressé.
Au milieu du jour, Élie se moqua d’eux en disant : « Criez plus fort, puisque c’est un dieu : il a des soucis ou des affaires, ou bien il est en voyage ; il dort peut-être, mais il va se réveiller ! »
Ils crièrent donc plus fort et, selon leur coutume, ils se tailladèrent jusqu’au sang avec des épées et des lances.
Dans l’après-midi, ils se livrèrent à des transes prophétiques jusqu’à l’heure du sacrifice du soir, mais il n’y eut ni voix, ni réponse, ni le moindre signe.
Alors Élie dit à la foule : « Approchez. » Et toute la foule s’approcha de lui. Il releva l’autel du Seigneur, qui avait été démoli.
Il prit douze pierres, selon le nombre des tribus des fils de Jacob à qui le Seigneur avait dit : « Ton nom sera Israël. »
Avec ces pierres il érigea un autel au Seigneur. Il creusa autour de l’autel une rigole d’une capacité d’environ trente litres.
Il disposa le bois, dépeça le taureau et le plaça sur le bûcher.
Puis il dit : « Emplissez d’eau quatre cruches, et versez-les sur la victime et sur le bois. » Et l’on fit ainsi. Il dit : « Une deuxième fois ! » et l’on recommença. Il dit : « Une troisième fois ! » et l’on recommença encore.
L’eau ruissela autour de l’autel, et la rigole elle-même fut remplie d’eau.
À l’heure du sacrifice du soir, Élie le prophète s’avança et dit : « Seigneur, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, on saura aujourd’hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur, et que j’ai accompli toutes ces choses sur ton ordre.
Réponds-moi, Seigneur, réponds-moi, pour que tout ce peuple sache que c’est toi, Seigneur, qui es Dieu, et qui as retourné leur cœur ! »
Alors le feu du Seigneur tomba, il dévora la victime et le bois, les pierres et la poussière, et l’eau qui était dans la rigole.
Tout le peuple en fut témoin ; les gens tombèrent face contre terre et dirent : « C’est le Seigneur qui est Dieu ! C’est le Seigneur qui est Dieu ! »

1 Rois 18, 20-39

Ce très beau texte me fait rêver. Oui, quand on est envoyé de la part du Seigneur, l’Unique que nous chrétiens connaissons comme le Dieu Trinité, on aimerait parfois être justifié par un feu qui descendrait du ciel pour accréditer notre témoignage et discréditer la multitude des faux prophètes.

En ceci, les choses n’ont pas changé depuis ces temps antiques : pour un Elie envoyé par le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, quatre cent cinquante envoyés par personne mais qui se disent, se croient et se font passer pour légitimes.
Ce qui a changé, c’est que les cartes sont bien plus brouillées de nos jours. Les prophètes de Baal ne se réclamaient pas du Dieu d’Israël mais de la puissance de Baal en laquelle ils croyaient. Les faux prophètes contemporains sont bien plus retors, dans la mesure où ils se réclament du Dieu de Jésus-Christ, avec souvent une grande dévotion à la Vierge Marie, ce qui plaît à l’Eglise et aux foules. Et on les voit ainsi prospérer, être écoutés comme des oracles, vénérés comme des voyants ou des mystiques authentiques que l’histoire sainte a pu nous donner, avec parcimonie cependant. De cette parcimonie, en ce troisième millénaire, on a l’air de ne plus se souvenir. Et ainsi, souvent, un faux prophète est crû authentique quand il entre en réseau avec beaucoup d’autres, dans des thèmes communs. Il est notoire qu’à l’heure d’internet, ils se soutiennent et s’authentifient les uns les autres. Telle fausse mystique s’indigne qu’on puisse douter d’elle puisque unetelle qui a encore meilleure presse qu’elle a dit la même chose ! Elle truffera son blog de vidéos et de témoignages de supposées voyantes, actuelles ou de naguère, et cerise sur le gâteau, elle abondera dans le sens de nombreux prêtres contemporains prolixes et cotés en affirmant en outre que feu son premier accompagnateur spirituel était un saint ! La recette marche. On la lit. On lui écrit. On la prend elle-même pour une sainte et elle se répand sur le net en conseils spirituels que les esprits à faible discernement vont s’astreindre à appliquer pour progresser eux-mêmes en sainteté ! (suite…)

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes.
Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie.
Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés.
Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde.
Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais.
Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde.
Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité.
De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »

Jean 17,11b-19
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Jésus a donné au monde la Parole de vérité du Père, il l’a confiée à ses disciples, et ils vont goûter comme leur Seigneur à la béatitude de la persécution pour la justice. Béatitude ? Sur le moment, certes non. C’est bien difficile d’être moqué, raillé, d’attirer à soi le doute, les sarcasmes et le mépris quand on annonce une vérité confiée à soi par le Seigneur en personne.

Les successeurs « officiels » des apôtres ont de nos jours tôt fait de prendre pour eux-mêmes ces avertissements de Jésus. Certes, les clercs sont moqués, raillés et méprisés par beaucoup de nos contemporains. Mais il convient d’examiner la cause de ces persécutions. Sont-ils en butte à l’impopularité parce qu’ils annoncent l’Evangile, ou parce qu’ils ont failli dans cette annonce ?
Les deux cas de figure existent. Parmi les clercs, il y a parfois d’authentiques prophètes, qui annoncent sincèrement la Parole du Seigneur Jésus et en vivent concrètement. Et ceux-là sont alors toujours persécutés pour la vérité, comme Jésus l’annonce ici dans sa grande prière sacerdotale en Jean 17,1-26.
Mais il existe un autre cas de figure, très répandu : des clercs vivent et se comportent à revers de l’Evangile, ils ont acquis le goût du pouvoir, ne supportent pas d’être contestés au nom d’une soit-disant autorité naturelle que leur confèreraient leur ordination et leur allégeance à la doctrine de l’Eglise. Ils extrapolent volontiers sur l’Evangile, se saisissent de telle ou telle parole du Christ pour en tirer tout un enseignement moral et discourent essentiellement sur des questions sexuelles, familiales et bioéthiques. Et cela en n’étant pas toujours innocents de dissimulations de crimes de mœurs ou d’emprise spirituelle au sein même de l’organisation ecclésiale. Il me semble alors un peu facile de crier à la persécution pour la vérité. « Qu’est-ce que la vérité ? », disait Pilate à Jésus (Jean 18, 38). Voilà ce dont nous devons nous souvenir. Qu’est-ce que la vérité, en Christ ? (suite…)

En ces jours-là, à Iconium, il y eut un mouvement chez les non-Juifs et chez les Juifs, avec leurs chefs, pour recourir à la violence et lapider Paul et Barnabé.
Lorsque ceux-ci s’en aperçurent, ils se réfugièrent en Lycaonie dans les cités de Lystres et de Derbé et dans leurs territoires environnants.
Là encore, ils annonçaient la Bonne Nouvelle.
Or, à Lystres, il y avait un homme qui était assis, incapable de se tenir sur ses pieds. Infirme de naissance, il n’avait jamais pu marcher.
Cet homme écoutait les paroles de Paul. Celui-ci le fixa du regard et vit qu’il avait la foi pour être sauvé.
Alors il lui dit d’une voix forte : « Lève-toi, tiens-toi droit sur tes pieds. » L’homme se dressa d’un bond : il marchait.
En voyant ce que Paul venait de faire, les foules s’écrièrent en lycaonien : « Les dieux se sont faits pareils aux hommes, et ils sont descendus chez nous ! »
Ils donnaient à Barnabé le nom de Zeus, et à Paul celui d’Hermès, puisque c’était lui le porte-parole.
Le prêtre du temple de Zeus, situé hors de la ville, fit amener aux portes de celle-ci des taureaux et des guirlandes. Il voulait offrir un sacrifice avec les foules.
Informés de cela, les Apôtres Barnabé et Paul déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent dans la foule en criant :
« Pourquoi faites-vous cela ? Nous aussi, nous sommes des hommes pareils à vous, et nous annonçons la Bonne Nouvelle : détournez-vous de ces vaines pratiques, et tournez-vous vers le Dieu vivant, lui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qu’ils contiennent.
Dans les générations passées, il a laissé toutes les nations suivre leurs chemins.
Pourtant, il n’a pas manqué de donner le témoignage de ses bienfaits, puisqu’il vous a envoyé du ciel la pluie et des saisons fertiles pour vous combler de nourriture et de bien-être. »
En parlant ainsi, ils empêchèrent, mais non sans peine, la foule de leur offrir un sacrifice.

Actes des Apôtres 14, 5-18
Textes liturgiques©AELF

Cet extrait des Actes des Apôtres arrive à point nommé pour revenir sur un aspect de notre relation à la parole de l’Apôtre Paul que j’évoquais déjà dans la méditation de samedi 9 mai en lien ci-dessous :

https://www.histoiredunefoi.fr/meditations-bibliques/11954-cest-a-vous-dabord-quil-etait-necessaire-dadresser-la-parole-de-dieu-actes-des-apotres-13-46

Paul et Barnabé sont ici on ne peut plus clairs quant à leur humanité semblable à celle de tous les autres hommes : s’ils ont réalisé un signe fort en rendant la marche à un infirme de naissance, c’est au Nom du Seigneur Jésus et non en leur nom propre. C’est la puissance du Ressuscité, dans l’exaucement du Père, qui accorde la guérison à cet homme handicapé, à l’intercession du croyant Paul et par la foi du miraculé. Et Paul et Barnabé ont alors raison de s’opposer à la déification dont la païens de Lystres voudraient les honorer.

Cela m’inspire deux réflexions : les faiseurs de miracles contemporains, qu’ils soient issus d’une église évangélique, protestante ou catholique ont-ils tous la même réaction saine et humble que Paul et Barnabé ici ? Le fait est qu’un certain nombre d’entre eux, pasteurs ou prêtres, sont adulés par les foules et révérés comme des saints vivants. Il suffit de lire les invitations dithyrambiques à leurs super soirées de guérisons corporelles ou psychiques et spirituelles pour se rendre compte que leurs promoteurs ne sont pas loin de les couvrir de guirlandes – pour dire les choses de façon « soft » – au long de leurs tournées… (suite…)

Le sabbat qui suivait la première prédication de Paul à Antioche de Pisidie, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur.
Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.
Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.
C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : ‘J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre.’ »
En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants.
Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
Mais les Juifs provoquèrent l’agitation parmi les femmes de qualité adorant Dieu, et parmi les notables de la cité ; ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire.
Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium,
tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.

Actes des Apôtres 13,44-52
Textes liturgiques©AELF

Je me souviens, il y a vingt ans de cela, quand je fréquentais une église évangélique – ce que je n’ai fait que six mois – que les prédications étaient souvent basées sur les écrits ou faits de Paul, et ce davantage que sur les évangiles, ce qui m’étonnait toujours de la part d’une église appelée « évangélique ». Je remarquais aussi, lors des prises de paroles des paroissiens pour donner une intention de prière, un certain antisémitisme qui me choquait profondément, moi qui étais à cette période – et qui le suis toujours –  fascinée par les origines juives de notre foi. Tout se passait comme si ces chrétiens évangéliques prenaient les écrits de Paul au pied de la lettre et transposaient sans états d’âme ce qu’ils y lisaient et méditaient à notre époque. On priait pour la conversion des Juifs d’aujourd’hui au christianisme, ce que personnellement je ne fais jamais, considérant que le salut de Dieu leur est réservé en tant que peuple élu depuis Abraham et jusqu’à la consommation des siècles. C’est même totalement indécent de prendre encore les paroles de Paul sur les Juifs – telles que celles données dans l’extrait des Actes des Apôtres ci-dessus – comme valables de nos jours dans l’opposition de nos cultes respectifs. Comment des croyants au Dieu unique peuvent-ils faire abstraction de la tragédie de la Shoah et s’enfler d’orgueil, comme si être chrétien était synonyme de supériorité spirituelle sur toute autre expression de la foi ?

Les écrits de Paul sont à replacer dans le contexte de persécution des premiers chrétiens par certains Juifs de cette époque. De là à extrapoler sur une disqualification perpétuelle des héritiers du judaïsme aux yeux mêmes du Père, il y a un pas infranchissable et gravissime. Dire encore cela au XXIe siècle, c’est rien moins que faire l’apologie de l’holocauste. Si cette tragédie majeure de l’histoire humaine n’avait pas eu lieu, les chrétiens auraient encore quelque excuse de prendre les écrits et paroles de Paul pour parole même de Dieu par ignorance de la pertinence de la foi juive – qui était celle de Jésus, ne l’oublions jamais. Si la foi juive a su, dans la plus grande difficulté, se perpétuer jusqu’à nos jours, c’est bien qu’elle est légitime et absolument agréée par l’Eternel. (suite…)


Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ;
en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi,
vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire,
car vous allez obtenir le salut des âmes
qui est l’aboutissement de votre foi.

1 Pierre 1, 8-9

Pour cette petite méditation dominicale, je préfère partir de cet extrait de la première Epître de Pierre plutôt que de l’évangile du jour – Jean 20, 19-31 – qui, année après année depuis que je suis toute petite fille, m’incommode : je n’ai jamais compris le doute de l’apôtre Thomas, sa résistance insistante à nier la résurrection du Christ, lui qui avait le privilège d’être de ses disciples et qui recevait de ses compagnons de route un témoignage direct, en plus de celui des femmes du matin de Pâques. Et ainsi, quand les prédicateurs font du doute de Thomas une norme qui nous concernerait tous, je me sens offensée. Je ne cesserai d’en témoigner : ma foi a toujours été totale en la vérité du Christ Jésus. Ce sont de très nombreux et graves contre-témoignages au sein même de l’Eglise catholique, associés à une pression massive du monde contre ma foi naturelle si sincère dès la prime enfance qui m’ont fait douter de l’existence de Dieu à l’entrée dans l’âge adulte. Avec tant de recul, je ne puis plus battre ma coulpe au sujet de ces quinze années de doute: j’ai lutté de toutes mes forces pour garder intacte ma confiance en Jésus et sa Parole tandis que tout autour de moi, de mon milieu étudiant puis professionnel à mon cercle d’amis en passant par les hommes de ma vie et ce pays impie qu’était la France de ces années-là, tout, oui, autour de moi, me harcelait pour que j’abdique ma foi chrétienne. J’ai subi, de mes 18 à mes 33 ans, un véritable lynchage de la foi pure et active qui m’avait toujours animée.

Alors aujourd’hui, en ce dimanche de la Miséricorde, j’ai du mal à accepter, même de la part du pape François que j’aime pourtant beaucoup écouter, que ces prédicateurs masculins prennent pour universelles leurs propres luttes intérieures entre le bien et le mal, leurs doutes comparables à ceux de Thomas, quand ils réclament encore et encore des preuves matérielles ou scientifiques de l’existence de Dieu, de la filiation divine de Jésus, de la résurrection du Christ au matin de Pâques… J’en veux à ces prédicateurs qui prétendent que nous sommes tous à égalité dans la lutte contre le péché qui nous serait aussi spontané aux uns qu’aux autres : je dis non, car je connais beaucoup de femmes à la foi vive et très naturelle en elles, enclines profondément au bien, naturellement miséricordieuses et charitables. Oui, je connais beaucoup de ces femmes qui ont la même foi chevillée au cœur que moi, et qui doivent lutter contre un environnement les incitant toujours davantage à pécher, souvent malgré elles. (suite…)