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« Car tout homme sera salé au feu. » Marc 9, 49

23 mai 2013 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

Feu

Jésus disait à ses disciples : « Celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.
Celui qui entraînera la chute d’un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer.
Et si ta main t’entraîne au péché, coupe-la. Il vaut mieux entrer manchot dans la vie éternelle que d’être jeté avec tes deux mains dans la géhenne, là où le feu ne s’éteint pas.
Si ton pied t’entraîne au péché, coupe-le. Il vaut mieux entrer estropié dans la vie éternelle que d’être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne.
Si ton œil t’entraîne au péché, arrache-le. Il vaut mieux entrer borgne dans le royaume de Dieu que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas.
Car tout homme sera salé au feu.
C’est une bonne chose que le sel ; mais si le sel cesse d’être du sel, avec quoi allez-vous lui rendre sa force ? Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous. »

Marc 9, 41-50

Cette page d’évangile pourrait nous paraître dure, en profond décalage avec la miséricorde habituelle du Christ. Gardons-nous de la lire trop vite, et d’en conclure : « Ce n’est pas mieux que la charia. » Car c’est bien à notre propre responsabilité, à notre propre compromission avec le péché que le Christ nous renvoie. A nous de nous laisser émonder par Lui de tout ce qui nous éloigne de son Royaume, dans l’esprit duquel nous pouvons vivre dès cette vie, si nous croyons en sa Parole. A chacun de combattre en lui-même ses convoitises, ses désirs de pouvoir, ses instincts de séduction, ses ironies quant à la foi du plus petit que soi. A nous de nous laisser imprégner par l’Esprit du Christ dès cette vie, pour ne pas être rongé cruellement par le feu de l’Esprit quand nous paraîtrons devant Lui et que rien de nos bassesses et de nos hypocrisies ne pourra plus  échapper à notre conscience.
« Car tout homme sera salé au feu ».
Jésus l’a dit.
Il n’a pas dit : « Car tout homme sera enrobé de sucre », et c’est ce qui me gêne dans une certaine théologie moderne qui minimise nos actes posés sur la terre des hommes pour nous faire croire que le Royaume est à portée de main quelles que soient les souffrances que nous ayons infligées à notre prochain de notre vivant, souvent avec la plus parfaite désinvolture.

J’observais récemment au journal télévisé les casseurs du Trocadéro le soir de la victoire du PSG. Ils étaient interviewés à visage caché, et en soi c’était déjà choquant car ils avaient échappé par chance à la garde à vue tandis que d’autres s’étaient fait prendre. Et tous de dire : « Je ne suis pas responsable, je me suis laissé entraîner par le groupe ». Et quant aux pillages : « Non, je n’ai pas de regrets, j’ai de beaux tee-shirts. »
Rien de nouveau sous le soleil depuis Adam qui rejette sa faute sur l’autre…

Je suis habituée, depuis que je m’exprime sur les forums catholiques, à faire grincer des dents, à être taxée de mauvaise chrétienne qui n’a pas l’amour des ennemis, qui n’a rien compris à la miséricorde du Seigneur…

Je crois surtout que j’ai très bien compris qu’il faut implorer la miséricorde du Seigneur dans le regret sincère, dans la contrition, dans la prise de conscience de sa faute. Et le désir de se convertir et de faire l’effort de moins pécher.

Car ce que le Christ nous demande de cultiver en nous, c’est le sel de sa Parole, et non le sucre d’un Evangile tronqué.

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