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« Il donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins » Psaume 90, 11

2 octobre 2014 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

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Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut
et repose à l’ombre du Puissant,
je dis au Seigneur : « Mon refuge, mon rempart,
mon Dieu, dont je suis sûr ! »

C’est lui qui te sauve des filets du chasseur
et de la peste maléfique ;
il te couvre et te protège.
Tu trouves sous son aile un refuge :
sa fidélité est une armure, un bouclier.

Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit,
ni la flèche qui vole au grand jour,
ni la peste qui rôde dans le noir,
ni le fléau qui frappe à midi.

Le malheur ne pourra te toucher,
ni le danger, approcher de ta demeure :
il donne mission à ses anges
de te garder sur tous tes chemins.

Psaume : 90, 1-2, 3-4, 5-6, 10-11
©AELF

J’ai toute une histoire de vie avec ce psaume. Il y a dix-sept ans, suite à un deuil cruel, j’étais plongée dans un début de déprime qui réactivait toutes sortes de blessures non cicatrisées en moi. Dans le silence et la solitude d’un arrêt maladie de quelques jours, j’écoutais en boucle un enregistrement de liturgie cistercienne, et ce psaume m’interpellait au plus haut point. Il me redonnait quelque espoir dans ma détresse. Le choeur des moines était comme un rempart contre le désespoir absolu, je sentais là une main tendue vers mon coeur meurtri et mon esprit brisé. Comme c’était la liturgie du dimanche, il y avait aussi dans cet enregistrement beaucoup de chants d’espérance, de joie dans le Christ ressuscité. Entendre son Nom loué et proclamé me faisait du bien, je retrouvais peu à peu la confiance et la foi perdue depuis de longues années. Je suis sortie de cette épreuve régénérée et j’y ai retrouvé le goût de vivre ma foi en Eglise.

Bien des années plus tard, j’ai franchi plusieurs fois la porte de l’abbaye en quête de conseil spirituel. J’y ai rencontré des moines lumineux qui m’ont été d’un grand secours par leur écoute, leur bienveillance, leurs conseils, la promesse de leurs prières.
De là est venue l’envie d’y faire retraite, et j’ai eu depuis cette grande chance plusieurs fois. Immersion dans la journée liturgique, instants lumineux en parloir, long silence propice à la méditation et aux lectures spirituelles. Ce sont quelques journées qui me ressourcent pour une année entière. Et quand vient le soir et l’heure des complies, le Seigneur nous appelle encore à lui abandonner notre nuit dans la confiance. Alors, ce psaume monte dans le choeur, et grâce au ciel, la mélodie n’en a pas changé depuis le précieux enregistrement. Ma voix reconnaissante peut se mêler au choeur des serviteurs appelés amis, c’est au milieu d’eux que j’abandonne ma vie entre les mains du Seigneur, avec la promesse que ses anges veilleront sur tous nos chemins.

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