Site de Véronique Belen
Header

L’annonce de l’Evangile aux pauvres

23 avril 2012 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

Voici un extrait du discours du cardinal Emmanuel Suhard, fondateur de la Mission de France, à la communauté des prêtres de Saint Séverin en 1948. Il y a de quoi méditer longuement en ces temps ou certains catholiques donnent parfois une curieuse image de l’Eglise ( je fais allusion aux discussions politiques qui ont cours ces derniers jours sur les forums catholiques…)

 

Il faut réhabiliter les petites gens, les humbles aux yeux du monde, ceux qui ont manqué leur vie, les oubliés, les méprisés. Aux yeux de Dieu, ce sont eux qui comptent. Alors je vous le demande, à vous qui souffrez ou qui ne dormez plus à la pensée du lendemain, n’est-ce pas une grande chose que de savoir que vous êtes ceux qui ont raison,  et qui, comme le disent les béatitudes, possèdent dès maintenant la terre ?  C’est chez vous que se gardent le détachement du coeur, le mystère de la vie cachée, la patience et la vraie charité. Depuis le Christ, quelque chose a changé : ce ne sont plus les princes ou les puissants qui décident seuls des événements. Désormais, c’est vous, surtout, qui faites l’histoire. Sans que la terre le soupçonne, vous êtes la richesse même du monde, ses valeurs les plus précieuses. Comme en Palestine, c’est vers vous que le Christ s’approche le plus souvent et de préférence à tous les autres. Chez qui descendait-il ? Chez des pécheurs, des publicains. Auprès de qui faisait-il ses miracles ? Auprès des infirmes, des lépreux. Le fils qu’il rend à sa mère, c’est le fils de la veuve de Naïm. Au lieu de chercher l’efficience, comme on dit de nos jours, et d’aller chez ceux qui possèdent les positions clefs, Notre Seigneur va d’emblée chez ceux qui ne possèdent rien, qui ne savent rien, qui ne comptent pour rien et il en fait ses disciples, il en fait des apôtres.

Le Cardinal Suhard est décédé en 1949. On le considère comme un précurseur de Vatican II qui s’ouvrira 13 ans plus tard…

Source : « Prier 15 jours avec le cardinal Suhard », Roch-Etienne Migliorino,  Editions Nouvelle Cité, 2009

 

 

Vous pouvez suivre les réponses à cet article via le RSS 2.0 Vous pouvez répondre, ou faire un trackback.

18 commentaires

  • Olivier says:

    Debbie ,dans les année 60-70 ,j’étais une leceur fervent de la revus  » Frères du Monde  »

    En voici un extrait retrouvé sur internet . IL m’en reste des traces ….

    L’étude de l’engagement de Frères du Monde contre la guerre du Vietnam (1965-1973) permet de mettre en évidence les tensions existant entre la sphère du religieux et celle du politique, au sein d’un groupe de catholiques engagés, au cours de la décennie marquée par mai 68. Au début de la guerre du Vietnam, en février 1965, cette revue catholique, dirigée par des Franciscains bordelais, prend une position originale dans les milieux chrétiens : elle condamne très rapidement et très fermement l’intervention américaine. Ses rédacteurs « témoignent » en faveur du peuple vietnamien et dénoncent, en termes marxistes-léninistes, l’impérialisme américain. A travers les analyses, les prises de positions et les actions de Frères du Monde à propos du Vietnam, c’est le glissement vers le gauchisme d’une fraction minoritaire de la gauche chrétienne que l’on peut observer.

  • Debbie says:

    Olivier, malgré le fait que je reconnais malheureusement les fondements… EVANGELIQUES dans le modèle marxiste, je le récuse complètement.
    Marx… était moins visionnaire/prophète que Jésus…

  • Olivier says:

    Relis… BIEN, Olivier.
    La première formule n’est pas si.. désintéressée que ça…et pas trop naïf non plus.
    Il y a comme un relent de troc là dedans.

    Debbie

    C’est exact : un capital( un avoir) plus un capital , cela constitue un plus gros capital dont on bénéficie à deux …
    Par contre si cela structure une communauté dont tous les membres en bénéficient , c’est une sorte de « communisme ». Un idéal pour naïfs ? Peut-être,puisque ce communisme de l’ex Union- Soviétique n’a pas survécu . A chacun selon ses besoins selon leur formule . Idée généreuse au départ mais pas réaliste probablement .

  • Debbie says:

    Relis… BIEN, Olivier.
    La première formule n’est pas si.. désintéressée que ça…et pas trop naïf non plus.
    Il y a comme un relent de troc là dedans.



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *