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« C’est lui le pasteur, le berger des brebis. » Jean 10, 2

30 avril 2012 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques
Jésus parlait ainsi aux pharisiens :
« Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est lui le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche à leur tête, et elles le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus. »

Jésus employa cette parabole en s’adressant aux pharisiens, mais ils ne comprirent pas ce qu’il voulait leur dire.
C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : je suis la porte des brebis. Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance. »

Jean 10, 1 – 10

J’aime particulièrement toutes les paraboles de Jésus où il se présente comme le berger, le pasteur, et nous comme ses brebis. Peut-être parce que mes parents avaient un petit troupeau de brebis lorsque j’étais enfant. Et que j’ai vu comme elles accouraient vers mon père lorsqu’il allait les rejoindre dans leur enclos. Elles savaient qu’elles recevraient de lui de la nourriture ou des soins. Elles n’étaient pas farouches mais confiantes. Nous avions aussi un bélier, et la joie de voir naître des agneaux au printemps. Et là aussi, les brebis savaient pouvoir compter sur mon père, qui allait dormir près de l’étable pour être là et les aider dans leurs mises bas. Joie pour nous petites filles de voir ensuite se mettre debout maladroitement les agneaux si attendrissants, de les voir téter, puis gambader autour de leurs mères à la remise à l’enclos.

J’entendais l’Evangile à la messe et tout ce langage m’était très familier. Jésus comme bon Pasteur, je n’avais aucun mal à en comprendre le sens.

Il y eut des drames aussi, l’enclos était loin de la maison, et un jour nous y avons retrouvé une brebis égorgée au couteau… Une vie perdue, pour rien…

Souvent, je me dis que l’Evangile n’est peut-être plus très compréhensible par nos contemporains à cause de toutes ces paraboles rurales, qui frappaient l’auditoire de Jésus mais qui ne parlent plus forcément aux urbains déconnectés des réalités paysannes que nous sommes devenus. Demandez d’ailleurs à des enfants ce qu’est une parabole, et ils vous parleront télévision.

Et pourtant la voix du bon Berger est toujours la même, il connaît chacun par son nom et nous appelle dans le concret de nos vies. Il veut nous mener vers le sommet de nos possibles. Il se présente à nous avec douceur, tant de douceur qu’il se laisse même chercher longtemps. Quelle joie pour lui quand c’est la brebis qui a trouvé – retrouvé – son berger !

Dans mes amitiés, je suis entourée de beaucoup d’agnostiques et d’athées, et cela m’occasionne un peu de chagrin, car bien souvent, ce n’est pas le bon Berger qu’ils rejettent, mais un mercenaire qui se fait passer pour lui, et qui trahit l’Evangile, quand il ne le rejette pas tout entier…

Oh Jésus, mon bon berger, fais-toi connaître tel que tu es, c’est si rassurant de marcher non pas à ton ombre, mais à ta Lumière !

Image : Icône russe du Bon Pasteur,  XIXe siècle

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1 commentaire

  • André BONDU says:

    Oh Jésus, mon bon berger, fais-toi connaître tel que tu es, c’est si rassurant de marcher non pas à ton ombre, mais à ta Lumière !
    et dans tes bras, tout près de ton coeur



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