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« Il sera un signe de contradiction » Luc 2, 34

29 décembre 2015 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

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Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi : « Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.»
Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : « un couple de tourterelles ou deux petites colombes. »
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

Luc 2,22-35
©Evangelizo.org 2001-2015

Toute cette page d’évangile est magnifique, et j’aime particulièrement le Cantique de Syméon, qui me bouleverse à chaque fois que je l’entends chanter à complies à l’abbaye de Tamié. Je ne peux le lire sans penser à mes amis moines qui l’entonnent tous les soirs dans la pénombre, ardents dans la foi et confiants. Pensée qui sera associée désormais au souvenir de l’enterrement du grand-père de mes enfants, où cet évangile a été lu et commenté. Je savais de lui qu’il priait tout au long de ses nombreuses et éprouvantes dialyses. Il est parti dans la paix de la foi, comme Syméon heureux d’avoir tenu dans ses bras l’enfant Jésus.

Je voudrais m’arrêter aujourd’hui sur une parole de Syméon : Il sera un signe de contradiction.
En Isaïe 9, 5, les noms prophétisés à l’enfant Messie sont : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix ».
Cela pourrait sembler contradictoire avec cette prophétie de Syméon.
Et pourtant, nous voyons bien par toute la vie de Jésus qu’il a été ce signe de contradiction annoncé, rencontrant dans ses années de prédication du Royaume autant de haine qu’il a suscité d’amour. Souvent, l’amour des humbles, des pauvres, des petits, des pécheurs capables de repentir et de conversion, et souvent aussi, la haine des gardiens de la Loi juive, qui ne pouvaient reconnaître en lui le Fils annoncé, sans doute par jalousie spirituelle.

Nous avons beaucoup à apprendre de ce combat de la vie de Jésus, et du glaive qui traversera l’âme de Marie. Quand nous marchons dans les pas de notre Sauveur, nous sommes amenés nous aussi à être « signes de contradiction ». Mais attention ! Non pas du côté de la Loi – j’entends, du côté de tous les empilements de dogmes, de doctrines, de recommandations catéchétiques – mais plutôt du côté de la vérité des êtres, leurs blessures, leurs questionnements spirituels, leurs pauvretés de toutes sortes, leur non-conformité avec les exigences radicales de l’Eglise à travers les siècles, leurs failles et leurs lueurs d’espérance…
J’expérimente depuis longtemps qu’essayer de vivre et de parler de la « substantifique moelle » de l’Evangile attire sur soi bien de l’incompréhension, voire du rejet de beaucoup, et de l’amitié sincère de quelques-uns.
N’ayons donc pas peur. Nous marchons ainsi dans les traces de notre seul Maître, ce qui ne peut faire de nous que des signes de contradiction, et non pas des personnes compromises avec toutes les pensées mondaines, ni des censeurs arc-boutés sur des doctrines rigides et culpabilisantes.

Image : Rembrandt, Siméon avec l’enfant Jésus dans le temple, 1669, Nationalmuseum, Stockholm.

Ecouter le Cantique de Syméon de l’abbaye de Tamié : http://www.adf-bayardmusique.com/album472-les-voix-du-livre-abbaye-de-tamie

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2 commentaires

  • Gaston BALLO says:

    J’ai beaucoup aimé ce texte commenté de Luc 2, v.34-35. que dieu vous bénisse abondamment et vous accorde longue vie. vous savez, l’Evangile est nécessaire à l’âme comme la nourriture au corps. Nous avons vraiment besoin de la parole de Dieu pour pouvoir tenir dans ce monde des ténèbres ou satan rôde partout pour la perte des âmes . en tant que prédicateur, nous avons besoin de votre aide pour mieux interprèter la Parole du SEIGNEUR selon sa volonté. mille fois merci. jevous prie de m’aider à télecharger le document en PDF afin que je m’en serve pour mes prédications. Dieu vous bénisse !

    • Véronique Belen says:

      Bonjour Gaston et merci pour vos encouragements ! Oui, tous les chrétiens devraient se faire un devoir d’annoncer l’Evangile !
      Pour télécharger « Histoire d’une foi » c’est simple, il suffit de cliquer sur les liens rouges.
      Bien cordialement,



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