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Marcher

30 janvier 2020 | Publié par Véronique Belen dans Blog

Il n’y a pas d’âge pour se découvrir une nouvelle passion. C’est plutôt que parfois, dans une vie, le temps, l’occasion et la confiance en soi manquent pour se lancer de nouveaux défis. Et ainsi, mettant à profit du temps qui m’est offert pour me refaire une santé sur tous les plans, je me suis surprise à me passionner pour la marche ; oh ce n’est pas de la grande randonnée, mais déjà plus de la petite promenade.
Et si je m’en réjouis autant, c’est que je suis plutôt tout le contraire d’une sportive. On ne me verra ni dans les salles de fitness, ni sur un vélo, ni sur les pistes de ski, ni en tenue de joggeuse. La course, mon cauchemar de collégienne ! Arrivant écarlate au bout du circuit de cross, je faisais peur même à mes professeurs !
A avoir eu toujours de vilaines notes en sport, on finit par se persuader qu’on n’est capable de rien dans ce domaine. Eh bien voilà, je prends ma petite revanche, sur ce versant descendant de la cinquantaine. Mon médecin me l’a toujours dit et répété : « Il faut faire davantage d’exercice ! »
Et moi de me plaindre, et à juste titre en plus, de ne pas avoir de temps pour cela.

J’ai donc acté qu’ayant ces derniers mois tout mon temps, je n’avais plus aucune excuse pour ne pas prendre soin de moi en écoutant un peu mieux mon docteur, qui me dit encore :
« Là où vous habitez, profitez donc de ce bel environnement pour aller marcher. »

Et nous y voilà. Oui, je dois le reconnaître, je vis dans un paysage exceptionnel de beauté, dans cet écrin de verdure qui se niche entre sommets vosgiens et vignoble alsacien. J’aime m’y promener depuis que j’y vis, mais la raideur des pentes me décourageait jusqu’ici de me lancer dans la vraie randonnée. Et comme le manque d’entraînement provoque la difficulté, je ne sortais pas de mes inhibitions.

Or, depuis cet été, je me suis enhardie de plus en plus. Mon petit sac à dos est toujours prêt pour la bouteille d’eau, le téléphone, l’appareil photo, le trousseau de clés, et c’est parti, chaussures de marche aux pieds. Même en partant sans voiture de chez moi, j’ai déjà l’embarras du choix. Circuit moyen de 5 km environ entre vignes et forêt, ou moins, ou plus. Je me suis posé un défi la semaine dernière : j’habite au pied d’un col qui me semblait jusqu’ici inatteignable sans la voiture. Il faut dire que la route pour y monter est impressionnante de longueur et de virages. Rien que d’y penser, cela décourage une bonne volonté. Mais l’exemple de ma fille qui y monte régulièrement par un chemin de forêt fort raide et beaucoup plus court qu’empruntent même les enfants du quartier, m’a donné envie de me lancer moi aussi, et victoire, je suis arrivée là-haut il y a quelques jours sans être morte d’essoufflement et de fatigue ! Une étape symbole, c’est comme si un obstacle insurmontable avait soudain été vaincu !

Alors à moi les boucles de 10 km et plus vers les sommets désormais. La montagne vosgienne a ceci de gratifiant qu’une fois une certaine altitude atteinte, on peut marcher un bon moment au moins en faux plat. Gravir, marcher loin, et avoir la récompense de la redescente jusqu’à la maison. Bonheur vivifiant, même les jours d’hiver ! Et je ne peux que constater que plus on marche, plus l’endurance augmente. Une petite application santé sur le téléphone qui vous calcule vos pas et les kilomètres avalés, et c’est encore plus motivant !

Le calendrier s’orientant en outre vers les beaux jours, je vais pouvoir m’adonner encore mieux à ma nouvelle passion. Marche, effort, contemplation de la nature, prises de vue, méditation, tout y est !
Vive les petites randonnées loin des bruits et de l’agitation de la civilisation !

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