Site de Véronique Belen
Header

Une prière à vocation oecuménique

19 février 2013 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait :

« Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié.
Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient.
Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes. »

Matthieu 6, 7-15

Merveilleux héritage que nous a laissé Jésus avec cette prière du Notre Père ! Je suis toujours émue du moment de communion spirituelle qu’il induit pendant les célébrations, renforcé encore quand nous nous prenons tous la main les jours de fête.
Et quand je veux prier le Père dans le secret de ma chambre, c’est toujours par la prière offerte par son Fils que je commence.
Cependant, depuis presque quinze ans maintenant, je ressens de manière constante qu’il nous manque une prière dans nos liturgies, dans nos habitudes, pour nous centrer sur le personne de Jésus-Christ et demander vraiment en son nom, le prier de nous donner tout ce qui est son bien propre et qui serait un ferment de foi plus grande en l’Evangile et d’unité des Eglises.
Il faut bien reconnaître que le chapelet ne pourra jamais être ferment d’oecuménisme. La division est trop consommée entre catholiques et réformés pour que nous puissions imposer aux réformés la prière du chapelet. Et d’ailleurs je l’avoue, moi qui suis pourtant profondément catholique, je ne le prie pas non plus. Un « Je vous salue Marie » me suffit quand je m’adresse à elle, je préfère me laisser gagner ensuite par la douceur de son intercession que de répéter sans interruption des paroles qui me sortent de mon recueillement.

J’ai eu l’occasion dans mon parcours spirituel de fréquenter un peu une église évangélique. Les cultes étaient beaux et fervents, la fraternité n’était pas feinte, mais on n’y priait jamais le Notre Père, et cela m’avait frappée. Et j’y relevais d’ailleurs une certaine confusion entre le Père et le Fils; certains fidèles, dans leurs intentions proposées à haute voix pendant le culte, s’adressaient à Jésus en lui disant « Père ». C’était tout à fait étrange pour moi, qui fais sans aucune difficulté la distinction entre les deux premières Personnes de la Trinité Sainte.

Un dimanche aussi, avec cette communauté, nous avons eu l’occasion d’assister à un culte protestant, et une amie qui était luthérienne à l’origine m’avait dit que cela lui avait fait plaisir de redire le Notre Père, qu’ils ne disaient jamais dans sa paroisse évangélique.

J’aime beaucoup la prière pour l’unité des chrétiens de l’abbé Paul Couturier.

https://www.histoiredunefoi.fr/prieres/272-priere-pour-lunite-de-labbe-paul-couturier

Mais je me sens aussi depuis maintenant  treize ans comme quelqu’un qui aurait dans les bras un cadeau dont personne ne voudrait.
Fin 1999, dans un grand coeur à coeur avec le Christ, j’ai écrit pour lui, avec lui, une prière qu’il me demandait, une prière qui nous aiderait à rechercher en Lui tout ce que nous pourrions y gagner pour grandir dans notre foi, une prière qui pourrait être ferment d’unité dans son Eglise divisée. Une prière nous recentrant sur sa Personne et sur tous les dons que le Père lui a faits, pour nous. Plusieurs fois je l’ai proposée à des prêtres, à des fidèles, et jamais on ne m’en a fait le moindre commentaire. Je ne parviens pas à comprendre pourquoi. Mais je fais confiance au Seigneur. Il doit bien savoir, lui qui me l’a demandée, quels sont ses desseins pour cette prière.

Jésus, notre Sauveur et notre frère,
Notre force et notre lumière,
Donne-nous par ta vie, ta mort et ta résurrection,
De sentir le monde à ta façon.
Que l’Esprit Saint reçu au baptême
Anime nos yeux, nos oreilles, notre bouche et nos mains.
Sois notre humilité et notre charité
Par le salut que tu veux nous donner,
Habite en nous par ta Parole de Vie,
Sois notre joie et notre espérance,
Augmente en nous la foi et la confiance,
Et donne mission à nous tous, fils et filles,
De former avec toi une unique famille
En Dieu, éternel Amour, notre Père.

Véronique Belen       Décembre 1999

https://www.histoiredunefoi.fr/prieres/47-jesus-notre-sauveur

Vous pouvez suivre les réponses à cet article via le RSS 2.0 Vous pouvez répondre, ou faire un trackback.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *