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Bouteille à la mer

9 octobre 2016 | Publié par Véronique Belen dans Blog

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Il me trotte dans la tête depuis hier, ce titre…
Je sais qu’on se connecte à ce site. Beaucoup y recherchent des commentaires sur la liturgie du jour ou des homélies, ils trouvent ou ne trouvent pas ce qu’ils espéraient, puis repartent…
Je voulais rappeler, pour ceux qui ne l’auraient pas compris, qu’il y a une seule et unique personne ici, à son clavier. « Histoire d’une foi » n’est pas un site collectif.
Il y a de ce côté-ci du clavier une personne qui vit et qui ressent, qui souffre parfois de tant d’indifférence ecclésiale à son endroit.
Je me pose, avec légitimité je pense, cette question : qu’attend-on d’une femme croyante dans l’Eglise catholique ? Qu’elle élève ses enfants dans la foi, qu’elle encadre des groupes d’enfants et d’ados dans la préparation aux sacrements, qu’elle participe à des réunions d’équipe pastorale, qu’elle prenne sa part dans les œuvres de charité, qu’elle lave et repasse les linges d’autel, qu’elle chante à la chorale, qu’elle anime un groupe de prière, qu’elle fleurisse l’église ? Je crois que oui.
Qu’attend-on d’une femme qui prie dans l’Eglise catholique ?
Qu’attend-on d’une femme qui médite les Ecritures, qui est capable d’avoir un regard – et parfois un regard critique – sur l’histoire et le fonctionnement de l’Eglise catholique romaine ?
J’ai constaté, au fil des années, qu’on accordait un certain crédit aux « théologiennes », celles qui ont suivi un cursus universitaire et qui publient des livres de spiritualité. On les cite un peu, on les respecte parfois.
J’ai constaté aussi les amalgames rapides : telle femme se rebelle un peu contre l’Institution voire la doctrine, et on la considère aussitôt comme une féministe militante de l’accession des femmes à la prêtrise et autres causes qui ne sont pas les miennes.
J’ai constaté aussi que les blogueuses très « dans les clous » de la doctrine et du service ecclésial étaient chouchoutées par les clercs qui les lisent.
J’ai constaté tout cela.
Je ne l’envie pas, car je sais que je ne pourrais pas renier mes convictions profondes pour plaire aux autres.
Mais parfois, simplement, un signe de vie de ceux qui viennent puiser dans ce site me serait peut-être un réconfort. Tout comme Jésus apprécia le retour d’un seul des dix lépreux purifiés. (Luc 17, 11-19)

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16 commentaires

  • Véronique Belen says:

    @Madeleine
    Il est faux de dire que je ne me reconnais pas dans l’Eglise catholique. J’y ai été baptisée et je lui suis fidèle, entre joie et croix. Mon Credo est conforme à celui de l’Eglise et je lui suis reconnaissante de me prodiguer les sacrements que j’ai tous reçus et reçois encore avec bonheur, hormis le mariage et bien sûr, l’Ordre.
    Je crois bien davantage en la fidélité à l’Eglise de son baptême pour tenter de la changer de l’intérieur, plutôt qu’en une opposition extérieure, que je trouve facile et souvent stérile. Contester des doctrines tout en demeurant dans l’Eglise,c ‘est risqué et douloureux. C’est pourtant mon chemin, qui relève plus d’un appel du Seigneur que d’un choix personnel. En demeurant dans l’Eglise, je suis solidaire de tout ceux qui souffrent en elle pour bien des raisons diverses et variées.
    Mon grand regret, c’est qu’il y ait peu d’écoute de la part des clercs – frileux – pour une parole libre, et qui plus est, féminine, comme la mienne. C’est de cela que je souffre le plus, mais je le répète, dans l’Eglise, en pratiquante fidèle et assidue.

    • Madeleine says:

      Je t’entends bien et je redis donc que, toi qui te dis amoureuse de Jésus, tu ne suis pas « ses » commandements puisqu’il nous a ordonné de ne prier qu’en esprit et en vérité, et non dans une Eglise ou un Temple ! C’est ton choix, moi ça m’importe peu. Mais c’est plutôt toi qui seras stérile à tout le temps te plaindre ici, et ceci dit sans vouloir t’offenser car j’aime bien ta façon d’écrire, en général.

      Autre chose : pour Gabrielle Bossis, tu devrais mieux la lire car c’est une délirante érotomane. Quelques extraits (mais tout le reste est du même acabit) :

      « Regarde-Moi comme un Être vivant, t’aimant au-delà de tout ce que tu as pu imaginer dans tes plus excessifs désirs. » « Est-ce que Je ne t’aime pas à la folie ? »

      « Ne te préoccupe ni des gens ni des choses, ton regard dans le Mien. »

      « Et Je suis le plus beau, car Je suis la Beauté. »

      « Sois à Mes pieds, t’humiliant comme Marie-Madeleine. »
      « Humilie-toi devant tant de bonté. »

      Un Christ égocentrique, sado-maso, et d’un orgueil épouvantable ! Comment peut-on parler d’une mystique ? Ceci dit, je partage ton dégoût de la Valtorta, mais elle est soft à côté de celle-ci…

      Bonne soirée tout de même 😉

      *******

      • Véronique Belen says:

        Ce serait renier toute l’histoire sainte que de prétendre que le Christ veuille nous chasser hors de l’Eglise ! Nous fêtons samedi sainte Thérèse d’Avila, quel modèle de foi et de fidélité à l’Eglise, même dans ses combats de réforme de l’Ordre du Carmel pas toujours bien vus par l’Inquisition ! Tous les mystiques authentiques ont pratiqué leur foi en Eglise, même quand c’était crucifiant, comme pour Jean de la Croix au cachot !

        • Madeleine says:

          Le Christ ne veut pas chasser les chrétiens hors de l’Eglise. Ceux qui ont « besoin » de l’Eglise, c’est déjà mieux que d’être païens… Jésus demande simplement d’adorer le Père en esprit et en vérité, intérieurement.

          On peut faire cela « dans » l’Eglise, mais on peut aussi faire cela « hors de » l’Eglise, sans être tout à coup un horrible pécheur ! Et c’est mieux de faire cela hors de l’Eglise, car alors on ne risque pas de faire la volonté de l’Eglise au lieu de faire la volonté du Père…

          Cette tension spirituelle bien réelle que tu as en toi est là pour le démontrer : c’est l’appel de l’Esprit qui ne supporte plus aucune matérialité pour s’épanouir en nous.

          Bon, à part ça, me citer des saints et des saintes pour justifier la pertinence de l’Eglise me fait doucement sourire. Moi je suis une mystique authentique qui n’a pas besoin de l’Eglise et figure-toi que le Christ ne me parle pas non plus, et sais-tu pourquoi ? Parce que, s’il y a dialogue, il y a dualité !

          *******

  • Saint Clair says:

    bonjour Madame,
    oui le temps a passé et de temps en temps je regarde votre site.une bouteille a la mer j’en avais jeté une en espérant que quelqu’un la trouve.
    chaque fois qu’une personne prend position contre un fait,une injustice en ce monde elle doit s’attendre a ce retrouver seule mais doit continuer a crier haut et fort les convictions auxquelles elle tient!
    moi je continue de survivre a la différence que même si je hurlais cela ne me rendrai as les trésors que j’ai perdu et la cette solitude devient un soutien de chaque instant!
    vous n’êtes pas une personne qui désespère facilement alors accrochez vous.
    respectueusement.



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