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Cécile

22 novembre 2012 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 2 commentaires


Elle est de ces personnes qui ont quelque chose de solaire.
Elle a toujours été d’une grande beauté, qui n’a d’égale que la générosité de sa personne.
Femme de caractère, elle a su faire preuve d’autorité dans sa profession. Mais je suis sûre qu’elle l’a toujours exercée avec un souci de justice et d’exemplarité.
Quand elle aime, c’est sans partage, et elle sait rendre heureux ceux qu’elle accueille chez elle, dans ce havre de beauté qu’elle habite.
Mère courage, elle m’a donné l’exemple quand je me suis retrouvée dans la même situation qu’elle, quittée, avec trois enfants à élever.
Notre mère était au foyer, humble, discrète et cachée. Cécile nous a prouvé qu’on pouvait concilier travail et maternité, il n’est qu’à voir les beaux fruits que sont ses enfants et leur vie réussie à l’image de la sienne.
J’étais la plus jeune de ma fratrie, mais ses enfants, plus jeunes que moi, mes seuls cousins, étaient mes compagnons de jeux avec lesquels il n’y eut jamais l’ombre d’une dispute. Et aujourd’hui encore, c’est un bonheur à chaque fois que nous nous retrouvons.
Souvent, je regarde avec tendresse la complicité de mon fils avec sa petite soeur de huit ans sa cadette. Je me dis qu’entre mon père et Cécile, il devait y avoir le même rapport d’affection très forte, de protection tranquille, de souci l’un de l’autre.
Cécile vit sa retraite avec un dynamisme à toute épreuve. Années bien méritées après l’effort de toute une vie. Et on ne l’entend jamais se plaindre de quoi que ce soit.

Aujourd’hui, pour sa fête, je voudrais lui dire combien je l’aime.
Merci Cécile pour tout ce que tu m’as apporté et m’apportes encore, merci d’être toi, tout simplement !

Je voulais signaler aux visiteurs qui passent sur ce site qu’il héberge depuis trois semaines un forum, voulu et imaginé par un groupe d’amis, anciens contributeurs réguliers du forum « Croire.com » du site Bayard qui n’existe plus sous forme de plateforme de discussion.
Ce forum est ouvert à toute personne désireuse de partager sur la foi chrétienne, avec un esprit d’ouverture aux autres religions monothéistes.
Chacun y apporte sa pierre, chacun y trouve de quoi nourrir sa foi !
Pour y accéder, il suffit de cliquer sur l’onglet « Forum » ci-dessus ou de suivre ce lien :

http://forum.histoiredunefoi.fr/

A bientôt pour de riches partages !

 

Les textes de la liturgie d’aujourd’hui nous parlent tous d’argent.
Je les commenterai simplement par ce billet, car c’est un thème qui ne m’intéresse pas beaucoup.
Ce qui ne m’empêche pas de réfléchir sur l’échelle de valeurs de notre société.
On m’objectera toujours que je n’ai pas le sens de la rentabilité, de la productivité. Certes. La science de l’économie et des marchés me rebute absolument.
Un jour, un ami m’a dit : « La lutte des classes, c’est fini. »
Il n’empêche.
Je fais un simple constat : les métiers les plus humainement utiles en ce monde sont les plus mal payés. Je pense aux aides à la personne dépendante, aux aides à domicile, aux aides-soignantes, aux femmes de ménage qui rendent les lieux de vie supportables, aux éducatrices de jeunes enfants et aux nourrices agréées, aux caissières sans lesquelles nous ne pourrions pas remplir notre caddie pour subsister.
J’ai une certaine amertume aussi quand je pense que j’enseigne depuis 30 ans à lire, écrire, compter, devenir citoyen à des enfants, et qu’étant pour raisons de santé obligée de travailler à 75%, je gagne 1,5 fois le SMIC. On peut toujours après ça me donner le titre de cadre A de la fonction publique. Ce n’est pas cela qui m’aide à boucler mon budget.

A l’autre extrême, je vois des artistes, des footballeurs, des investisseurs qui engrangent les loyers que d’autres peinent à payer, des personnes qui vivent de leur image, des vedettes du petit écran… Je ne nie pas que ces gens travaillent, je remets simplement en cause leur utilité dans la vie sociale.

Comment croyez-vous qu’après ça, on puisse motiver notre jeunesse à se tourner vers un métier utile à la personne humaine, puisque l’exercer est synonyme de précarité financière ?

Notre mode de fonctionnement n’a rien à voir avec la justice de Dieu…

Une Toussaint joyeuse

3 novembre 2012 | Publié par Véronique Belen dans Blog - Aucun commentaire

Pendant ces quelques jours entourant la Toussaint, je n’ai eu que des occasions de me réjouir : retrouvailles avec des amis très chers et que je ne vois pas souvent, à cause des kilomètres qui nous séparent ; moments festifs ou plus intimes en famille, que je goûte d’autant plus que comme j’habite dans une autre région depuis dix-sept ans, nous ne nous rencontrons que quatre ou cinq fois par an. Complicité avec mes soeurs pour la préparation d’une fête de Noël dont le but est d’honorer notre papa, mais nous voulons lui en réserver la surprise le moment venu. Chut…

Et même quand je vais allumer une bougie sur la tombe de ma maman, je ne suis pas triste. Jamais je ne l’imagine sous cette dalle. Je la sais ailleurs, dans la lumière, dans la douce récompense de toute sa vie d’humilité et de service. C’est à une âme vivante et bienheureuse que je parle en mon coeur, j’allume cette petite lampe pour elle, près des fleurs que mon père et ma soeur ont déposées. C’est à son tour d’être honorée, elle qui pendant tant d’années a entretenu dans l’abnégation le caveau familial. Je ressens son regard souriant. Cette nuit, des enfants pourront bien défiler grimés horriblement dans son village, elle qui détestait comme moi cette fête d’Halloween, si elle jette un regard sur nous, son mari bien-aimé, ses filles et ses petits-enfants qui étaient toute sa vie, elle verra aussi dans la nuit noire cette petite flamme vacillante éclairant des touffes de fleurs bien méritées…

Il neige !

27 octobre 2012 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 1 commentaire

Depuis plusieurs heures, elle tombe à gros flocons, sur le chêne encore vert, sur les jardinières d’annuelles encore en fleurs… Et voilà que s’ébauche un tapis blanc.
Je n’ai pas souvenir d’une neige arrivée aussi tôt en saison.
Me voilà prise de court.
Je rentre en hâte ma conséquente récolte de potirons. Je mets le fuchsia à l’abri dans la cave, l’hibiscus au chaud dans le salon.
Je n’ai pas encore planté les bulbes de tulipes !
Je n’ai pas, comme je l’avais prévu, répandu du compost autour de mon petit lilas dont je veux hâter la croissance.
Et je souris en pensant à l’Evangile d’aujourd’hui :

Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?’ Mais le vigneron lui répondit : ‘Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.’ »