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Poèmes

Bonheur simple

26 octobre 2017 | Publié par Véronique Belen dans Poèmes - Aucun commentaire

La garder bien au chaud au coin de mon cœur
Cette bouffée de bonheur
Cette lumière intérieure qui dore la surface de mes jours
Et leur profondeur

La garder vive et tenace
Comme cette lampe neuve dans le recoin un peu oublié
De ma pièce à vivre
Comme les sourires francs et généreux
De mes bien-aimés réunis le temps d’un déjeuner joyeux

La garder chaude et bienfaisante
Cette lumière sur les vignes et la forêt
Cette étincelle de vie dans les yeux de ma dernière-née
Cette force toujours à l’œuvre
Dans les justes combats de ses aînés

La garder comme une source claire
Cette sérénité des beaux jours
Cette confiance en demain, irréductible espérance
Cette luminosité d’un automne qui s’attarde en été
Cette joie d’être là, simplement, en constance
Cette douce certitude de Son ineffable Présence

 

Véronique Belen         Octobre 2017

Rester qui je suis

18 août 2017 | Publié par Véronique Belen dans Poèmes - 2 commentaires

Rester qui je suis
Dans les brises légères ou les fracas d’orages
Dans les flots tranquilles ou les houles sauvages
Dans les jours de paix ou de feux qui ravagent

Rester qui je suis
Dans les mains tendues ou les couteaux dressés
Dans les plumes de colombe ou les fusils armés
Dans les voiliers tranquilles ou les camions béliers

Rester qui je suis
Dans les bonnes nouvelles ou dans les cataclysmes
Dans les rencontres vraies ou dans les intégrismes
Dans une vie sauvée ou un corps en séisme

Rester qui je suis
Dans le sourire aimable ou l’invective acide
Dans le geste donné ou la haine homicide
Dans le mot qui apaise ou le cri déicide

Rester qui je suis
Dans le souffle divin ou l’haleine fétide
Dans l’eau rafraîchissante ou le désert aride
Dans les pensées heureuses ou les desseins putrides

Rester qui je suis
Aimer qui Tu es
Prier que Tu sois
Concorde et liberté

 

Véronique Belen        Août 2017

Froidure

6 janvier 2017 | Publié par Véronique Belen dans Poèmes - Aucun commentaire

Le froid, polaire
Le chagrin, submergeant
Visages inconnus dans leurs vêtements sombres
La larme au coin des yeux
Le sourire embué
Ils se retrouvent là où personne ne voudrait.

Assemblée dense et silencieuse
L’instant est lourd
La peine partagée
Deux frères, une sœur, si jeunes encore
On voudrait conjurer l’acharnement du sort.

Je le découvre dans l’hommage
Lui que je ne connaissais pas
Je le devine chaleureux, amical, bon papa.

Elle, longue liane brune
Presque ma fille déjà
Les mots serrés dans un sanglot
Bousculés par l’amour filial
Elle rend un vibrant témoignage
De leur complicité au fil des jours ;
Son adieu s’attarde dans leurs souvenirs
Et nos larmes coulent sans plus se retenir.

Presque ma fille déjà
Je l’étreins, je suis là
Et je supplie le ciel
D’où père et mère les voient
D’épargner désormais et leurs cœurs, et leurs pas.

 

Véronique Belen       Janvier 2017

p1050397

Elle existe
Et Tu le sais
Elle est l’un de tes noms
Toi, chemin et vie
Seigneur Jésus, pont vers la Vérité

Tu avais encore beaucoup de choses à leur dire
Mais ils n’étaient pas prêts à les porter
Un autre temps et leur ignorance
Leur susceptibilité et ta transcendance

Ils l’ont trahie bien des fois
L’ont travestie
L’ont imposée comme loi
Mais sans jamais la saisir tout entière
Car nul n’a joui en plénitude de l’Esprit

Seigneur bien-aimé
Toi le Père et toi le Fils
J’ai tant désiré la Vérité
Tant quêté les mystères de l’Esprit
Dans les déserts et les plénitudes
J’ai tant erré et tant accueilli

La Vérité est une aux sources de l’Esprit
Elle se révèle à qui te prie
A qui se dépouillerait de tout pour elle
A qui endurerait sans fin sarcasmes et jets de pierres
La Vérité existe, tu me l’as dit
la Vérité est flamme qui brûle jusqu’en nos nuits
Elle est belle, et pure, et infinie
La Vérité : ton Nom uni à l’Esprit

Véronique Belen         Novembre 2016

Tu te révèles

19 octobre 2016 | Publié par Véronique Belen dans Poèmes - Aucun commentaire

p1020227

Tu te révèles
Toi la lumière de mes ombres
Comme dans le bain d’une photo argentique
Reflet brillant d’un négatif énigmatique

Tu te révèles
Dans ces reproches acrimonieux
Qui pleuvent sur une prose nostalgique
Tu réajustes mes fidélités

Tu te révèles
Dans les mots donnés à une autre
Dans un ton, un style, une confidence
Dans un écho de ta clémence

Tu te révèles
Dans le dénigrement de mes combats
Dans cette arène où je me bats
Tu me fais signe, et je te vois

Tu te révèles
Dans les mots qui voulaient blesser
Dans la contestation de mes pensées
Tu compatis du haut de ta croix

Tu te révèles
Et je te reconnais
Dans la transparence de tes traits
Dans l’évidence de ta résurrection
Dans les matins de justification

Voix trahie
Voie de vérité
Tu te révèles
Et je le sais

Véronique Belen          Octobre 2016