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Journée de la femme

8 mars 2012 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 8 commentaires

Aujourd’hui, je me sens en solidarité profonde avec toutes mes soeurs en humanité.

Mes amies, ici, ont pour la plupart une vie libre et décente. C’est loin d’être le cas partout si j’élargis mon regard.

Je pense à toutes les petites filles dont on avorte ou qu’on tue à la naissance en Inde ou dans d’autres pays d’Asie précisément parce qu’elles sont filles, et qu’arrivées à l’âge de se marier, leur dot va peser trop lourd dans le budget de la famille. (suite…)

Afrique

27 février 2012 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 5 commentaires

J’avais 20 ans. C’était une époque où trois jeunes filles pouvaient encore partir, sac au dos, pour un périple en Afrique, sans crainte d’être prises en otage au détour d’une piste. Nous avions pris des billets d’avion pour la Haute-Volta et nous avons atterri au Burkina Faso « pays des hommes intègres ».

Le choc en sortant de l’aéroport. La chaleur. La couleur de la terre. Les petites maisons basses. Les rues pleines d’enfants se précipitant vers nous pour quémander quelque chose d’occidental. On nous en avait prévenues. Nous avions emporté quelques crayons, quelques livres, et des médicaments à remettre à des personnes de confiance. (suite…)

L’amitié

23 février 2012 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 5 commentaires

Mes amours ont été une succession de renoncements, parfois très douloureux.

Plus je considère les événements de ma vie, et plus je me rends compte que le couple, ce n’était pas pour moi.
C’est d’ailleurs l’homme que j’ai le plus aimé qui me l’a dit un jour, un peu médusé :
« Tu es une femme qu’aucun homme ne peut contenter. »
Et il disait vrai.

Avec l’amitié, c’est très différent. (suite…)

Pourquoi témoigner ?

14 février 2012 | Publié par Véronique Belen dans Blog - Aucun commentaire

Voilà donc un an que j’ai écrit les premières lignes de ce témoignage.
Un an que je le mûris en moi, que la nécessité de le partager devient plus pressante. Car je ne peux côtoyer une souffrance psychique sans éprouver de la compassion, sans avoir envie de témoigner que l’on peut émerger de ses décombres pour renaître plus fort qu’avant.

Un an que je mûris aussi dans ma foi, et que ma vocation se précise. Ceux qui me connaissent le savent, je ne suis pas douée pour parler ouvertement de Dieu, en parler de vive voix. Sur ma foi, je suis plutôt du genre discrète dans le milieu dans lequel j’évolue. Ma foi est tout intérieure. Je consacre de longs moments à l’oraison, à la méditation des Ecritures, je vais à la messe plusieurs fois par semaine. Peu le savent, sinon ceux qui m’y côtoient, et c’est très bien ainsi.

Quand il s’agit d’écrire, c’est autre chose. Par l’écriture, j’ai toutes les audaces, et dans ce que j’écris, je suis vraiment moi-même, sans être entravée par la parole orale qui ne m’est pas toujours facile. Infiniment plus vraie et plus fidèle à qui je suis en profondeur.

Alors ceux qui me connaissent dans la vie courante vont être surpris, car voici que je fais violence à ma pudeur pour me livrer entièrement. Je mets ma vie sur internet. Ce n’est pas une démarche facile. Ce n’est pas de la provocation. Ce n’est pas une recherche d’une quelconque reconnaissance. Et d’ailleurs je voudrais que l’on se comporte après m’avoir lue exactement comme on s’est comporté avec moi jusque là. Je veux rester la même, dans la même vie, dans la même discrétion, dans la même intériorité.

Ma vie est toute simple et je l’aime telle qu’elle est, là où je suis. Je suis profondément heureuse.

Il y a seulement cette nécessité de ne pas garder pour moi ce qui pourrait éclairer autrui.

« On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau. » Matthieu 5, 15