Site de Véronique Belen
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Méditations bibliques

Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tout. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre.
Celui qui vient du ciel rend témoignage de ce qu’il a vu et entendu, et personne n’accepte son témoignage.
Mais celui qui accepte son témoignage certifie par là que Dieu dit la vérité.
En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans compter.
Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main.
Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire en lui ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

Jean 3, 31 – 36

 

Je vous propose une méditation du bibliste Philippe Lefebvre, dominicain, sur un sujet assez tabou dans l’Eglise : la colère de Dieu.

Source : http://www.lacourdieu.com/index.php?option=com_content&view=article&id=202

 

Colère ou gentillesse : deux manières possibles d’être violent

 

Se mettre en colère pose beaucoup de problèmes ; ne jamais se mettre en colère en pose tout autant. La colère comporte des risques, la gentillesse en comporte tout autant. La colère a à voir avec la violence, la douceur tout autant. (suite…)

Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées ; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu.

Jean 3, 16-21

Voilà une page d’Evangile qui a toute la profondeur spirituelle habituelle à saint Jean, mais qu’il n’est pas forcément facile de recevoir aujourd’hui.
La frontière entre lumière et ténèbres est en effet devenue bien floue.
Au temps de l’apôtre Jean, la Lumière est venue dans le monde en la personne de Jésus. Et il n’y avait aucune contestation possible au fait que ses oeuvres étaient des oeuvres bonnes : attention aux plus petits, guérisons physiques et spirituelles, relèvements de toutes sortes… Le Dieu compatissant aux faiblesses des hommes présent dans les Ecritures s’incarnait en Jésus Christ. Sa prédication était un message d’espérance, exigeant mais plein de vérité.

Où en sommes-nous aujourd’hui ? (suite…)

Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !

 

Image :  Icône de la Résurrection (Russie, 17e siècle)

 

Un magnifique chant orthodoxe  russe :

http://www.youtube.com/watch?v=NVGIs1A5ljk&feature=related

Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons.
Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent qu’il était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire.
Après cela, il se manifesta sous un aspect inhabituel à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne.
Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur incrédulité et leur endurcissement parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient vu ressuscité.
Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. »

Marc 16 , 9 – 15

Jésus fait le choix délibéré de se montrer ressuscité à Marie de Magdala, elle le reconnaît et elle croit. Depuis longtemps elle l’a suivi sur les routes, écouté sa prédication, et elle sait comme personne les merveilles qu’il a accomplies en elle. Elle a toujours eu confiance en lui vivant, elle aura aussi confiance en lui ressuscité. Imaginons un instant sa stupeur quand elle va annoncer la merveilleuse nouvelle de la résurrection aux disciples de Jésus, ses plus proches amis, qu’elle veut leur mettre du baume au coeur par cette nouvelle et qu’ils ne la croient pas. Pourquoi ne la croient-ils pas ? Est-ce parce qu’elle est femme ? Est-ce parce qu’ils la considèrent toujours sous l’emprise des sept démons dont le Christ l’a pourtant libérée une fois pour toutes ?  Est-ce parce que dans leur logique à eux, d’hommes et de disciples de Jésus, s’il a quelque chose d’important à leur dire, cela ne peut passer que par eux ? (suite…)

Le troisième jour après la mort de Jésus, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient ensemble de tout ce qui s’était passé.

Or, tandis qu’ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas.
Jésus leur dit : « De quoi causiez-vous donc, tout en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
L’un des deux, nommé Cléophas, répondit : « Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem à ignorer les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit : « Quels événements ? »
Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth : cet homme était un prophète puissant chemin du retour ne sera jamais plus le même. par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Les chefs des prêtres et nos dirigeants l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Et nous qui espérions qu’il serait le libérateur d’Israël ! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure, et elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont même venues nous dire qu’elles avaient eu une apparition : des anges, qui disaient qu’il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors : « Vous n’avez donc pas compris ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur expliqua, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.

Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Alors ils se dirent l’un à l’autre : «Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route, et qu’il nous faisait comprendre les Écritures ? » 
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « C’est vrai ! le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre.» À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment ils l’avaient reconnu quand il avait rompu le pain.

Luc 24, 13 – 35

Voilà certainement la page d’Evangile qui a suscité le plus de vocations religieuses à travers vingt siècles de christianisme. Oui, à qui il a été donné de croiser le Christ sur la route d’Emmaüs ou d’ailleurs, et de sentir son coeur devenir tout brûlant en le reconnaissant, Lui, vivant et annoncé par toutes les Ecritures, le chemin du retour ne sera jamais plus le même. Mais avant le chemin du retour, il y a cette demande pressante au Seigneur :

« Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse. »

Quand un coeur a brûlé de sa présence, il ne veut plus se séparer de Lui. On ressent confusément que la nuit va tomber, que pareille illumination de l’âme ne va pas durer sans épreuves. Le jour va baisser. L’âme le supplie de rester avec elle ! Le Seigneur est généreux, il se laisse aimer et donne en retour, et même par avance, sans mesure.

Et puis vient le moment où « Il disparaît à notre regard ». (suite…)