Site de Véronique Belen
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Méditations bibliques

Jésus disait à ces Juifs qui maintenant croyaient en lui :
« Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »
Ils lui répliquèrent : « Nous sommes les descendants d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : ‘Vous deviendrez libres’ ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : tout homme qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Donc, si c’est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres. Je sais bien que vous êtes les descendants d’Abraham, et pourtant vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole n’a pas de prise sur vous. Je dis ce que moi, j’ai vu auprès de mon Père, et vous, vous faites aussi ce que vous avez entendu chez votre père. »
Ils lui répliquèrent : « Notre père, c’est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous êtes les enfants d’Abraham, vous devriez agir comme Abraham. Et en fait vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Abraham n’a pas agi ainsi. Mais vous, vous agissez comme votre père.» Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas des enfants illégitimes ! Nous n’avons qu’un seul Père, qui est Dieu. »
Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c’est lui qui m’a envoyé. »

Jean 8, 31 – 42

Je ne sais pas si nous mesurons toujours la souffrance de Jésus de n’avoir pas été reconnu par les autorités religieuses de son temps. Ceux-là même qui connaissaient la Loi et les Prophètes sur le bout des doigts n’ont pas fait le rapprochement entre sa Parole et la Parole du Père. Alors qu’il était le Verbe incarné. Alors que les Prophètes et les Psaumes l’annonçaient de multiples façons. Ceux qui avaient dédié leur vie à l’étude de la Torah, qui savaient disserter des heures sur tel ou tel aspect de l’Ecriture, n’ont pas reconnu le Fils de Dieu quand il s’est manifesté, qu’il a annoncé la Bonne Nouvelle aux foules, et qu’il a été exaucé par le Père de toutes ses demandes de guérisons physiques et spirituelles. Tant de sainteté était insupportable aux yeux de ceux qui se considéraient comme propriétaires de la révélation divine.

Je ne suis pas sûre que les deux millénaires suivants aient été exempts de la même erreur. (suite…)

Voici le message de Mme. ‘Hava (Eva) Sandler, épouse du rabbin Yonathan et mère d’Arye et Gavriel de Toulouse :

Mon cœur est brisé. Je suis incapable de parler. Il m’est impossible d’exprimer l’immense et dévorante douleur engendrée par l’assassinat de mon cher mari, Rav Yonathan, de nos fils, Aryeh et Gavriel, et de Miriam Monsonego, la fille du dévoué directeur d’Ozar Hatorah et de son épouse, le Rav Yaakov et Mme Monsonego.

Puisse personne ne jamais avoir à endurer une telle détresse et une telle souffrance.
Parce que beaucoup d’entre vous, mes chers frères et sœurs en France et partout dans le monde, demandent ce que vous pouvez faire pour moi-même, pour ma fille Liora et pour les âmes de mes chers mari et enfants, je pense que, aussi difficile que ce soit pour moi, il est de mon devoir de répondre à vos sollicitations.

Mon mari avait voué sa vie à l’enseignement de la Torah. Nous sommes retournés dans son pays natal pour aider les jeunes à apprendre la beauté de la Torah. Il était vraiment un homme bon, aimant, généreux et désintéressé. Il était sensible à toutes les créatures de D.ieu, toujours à la recherche de moyens pour révéler la bonté chez les autres. (suite…)

Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le grand Prophète ! »
D’autres disaient : « C’est lui le Messie ! » Mais d’autres encore demandaient : « Est-ce que le Messie peut venir de Galilée ? L’Écriture dit pourtant qu’il doit venir de la descendance de David et de Bethléem, le village où habitait David ! »
C’est ainsi que la foule se divisa à son sujet.
Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui.
Voyant revenir les gardes qu’ils avaient envoyés arrêter Jésus, les chefs des prêtres et les pharisiens leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas ramené ? »
Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé comme cet homme ! »
Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »Parmi les pharisiens, il y avait Nicodème, qui était allé précédemment trouver Jésus ; il leur dit : « Est-ce que notre Loi permet de condamner un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »
Ils lui répondirent : « Alors, toi aussi, tu es de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »
Puis ils rentrèrent chacun chez soi.  

Jean 7, 40 – 53

Pour ceux qui ont lu mon témoignage « Histoire d’une foi », vous savez que j’ai traversé dans la peine quinze difficiles années d’agnosticisme, de 18 à 33 ans. Je ne parvenais plus, après une enfance pleine d’une foi fervente, à mettre un sens derrière le mot « Dieu » et à me sentir en phase avec l’Eglise catholique. Je me tenais à l’écart de tous les sacrements, avec un reste de respect pour cette Eglise dans laquelle j’avais grandi et que je ne voulais tout de même pas trahir en galvaudant ses sacrements ( communier sans foi, me marier à l’église sans y mettre un sens religieux…). J’ai dû lutter contre ma propre famille pour m’imposer dans cette logique. (suite…)

Moïse était encore sur la montagne du Sinaï. Le Seigneur lui dit : « Va, descends, ton peuple s’est perverti, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte. Ils n’auront pas mis longtemps à quitter le chemin que je leur avais prescrit ! Ils se sont fabriqué un veau en métal fondu. Ils se sont prosternés devant lui, ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : ‘Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.’ »
Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la tête dure.
Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les engloutir ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. »
Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par la vigueur de ton bras et la puissance de ta main ? Pourquoi donner aux Égyptiens l’occasion de dire : ‘C’est par méchanceté qu’il les a fait sortir ; il voulait les exterminer dans les montagnes et les balayer de la surface de la terre’ ? Reviens de l’ardeur de ta colère, renonce au mal que tu veux faire à ton peuple. Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Jacob, à qui tu as juré par toi-même : ‘Je rendrai votre descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel, je donnerai à vos descendants tout ce pays que j’avais promis, et il sera pour toujours leur héritage.’ »
Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.

Exode, 7 – 14

Quand je lis ce passage de l’Exode, ou  Jérémie 1,16 :  « Ils se prosternent devant l’oeuvre de leurs mains », je ne peux m’empêcher de penser que ce reproche de Dieu à ses enfants est vraiment très actuel. Dieu a toujours dénoncé l’idolâtrie, or nous vivons à une époque plongée tout entière dans la vénération de faux dieux.

Je suis toujours pensive devant les images, par exemple, du salon de l’automobile. On déambule entre des voitures rutilantes, on s’extasie des modèles de luxe, on se presse autour du dernier prototype. On se gonfle d’orgueil devant le génie humain qui a fait naître ces merveilles. « Ils se prosternent devant l’oeuvre de leurs mains. »

Nous vivons à l’époque des « people ». (suite…)

Après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père, jusqu’à maintenant, est toujours à l’œuvre, et moi aussi je suis à l’œuvre. »
C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le faire mourir, car non seulement il violait le repos du sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu.
Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement.
Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres encore plus grandes, si bien que vous serez dans l’étonnement.
Comme le Père, en effet, relève les morts et leur donne la vie, le Fils, lui aussi, donne la vie à qui il veut.
Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m’a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au Jugement, car il est déjà passé de la mort à la vie.

Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient — et c’est maintenant — où les morts vont entendre la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront.
Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir la vie en lui-même ; et il lui a donné le pouvoir de prononcer le Jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme.
Ne soyez pas surpris ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux vont entendre sa voix, et ils sortiront : ceux qui ont fait le bien, ressuscitant pour entrer dans la vie ; ceux qui ont fait le mal, ressuscitant pour être jugés.

Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et ce jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. » 

Jean 5, 17 – 30

 

En méditant l’Evangile de ce jour, je voudrais souligner cette parole de Jésus, qu’on occulte volontiers parce qu’elle dérange dans l’Eglise et le monde  d’aujourd’hui : « ceux qui ont fait le bien, ressuscitant pour entrer dans la vie ; ceux qui ont fait le mal, ressuscitant pour être jugés. »

Pour bien connaître le christianisme de l’intérieur, je ressens qu’il y a une grande frilosité de nos jours à reconnaître au Christ le pouvoir de juger. Ce passage est pourtant incontournable : Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger. (suite…)