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Requiem

7 janvier 2015 | Publié par Véronique Belen dans Blog - Aucun commentaire

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J’étais déjà en deuil. Le cœur terriblement lourd hier toute la journée pour une famille proche frappée par un des pires drames qui soit. Je cherchais mes mots pour soulager une épouse, trois enfants dans la dure épreuve.
L’actualité me rattrape dans mon chagrin.
Horreur et incrédulité.
Et peur de ce qui va suivre.
Voilà que tout notre pays est en deuil, et bien au-delà de ses frontières encore…

Alors j’implore – il ne reste plus que cela à faire – le Dieu auquel je crois. Celui qui est proche de ceux qui pleurent.

Dans leurs pas

3 janvier 2015 | Publié par Véronique Belen dans Blog - Aucun commentaire

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Me promenant l’autre jour par des chemins enneigés, j’avais plaisir à contempler les pas, traces de passage avant le mien, pas d’adultes, pas d’enfants, petites empreintes de chiens batifolant autour de leurs maîtres…
Et en contemplant les clichés, je repensais à tous ceux dans les pas desquels j’ai mis les miens…
Mes grands-parents, honnêtes agriculteurs, au travail tout le jour, ayant survécu à deux guerres mondiales dans les pires conditions et n’ayant pour autant jamais renié leur foi, toujours fidèles à la pratique et constants dans l’éducation chrétienne donnée à leurs enfants, puis soucieux de la nôtre… La vie n’alla pas sans heurts et sans conflits, sans carences affectives se transmettant de génération en génération, sans jugements parfois blessants en raison de leur grande fidélité à l’Eglise qui les privait parfois du sens de la nuance…
Mes parents, héritiers de ces deux familles humbles, honnêtes et travailleuses, ayant pour lot la précarité matérielle mais un grand sens de la dignité et du devoir parental, occupés du matin au soir aux travaux de la basse-cour et des champs en plus du métier de mon père, nous délestant souvent des corvées quotidiennes pour nous laisser nous consacrer à nos études, eux dont l’occupation allemande avait coupé les ailes, les privant définitivement de la chance d’étudier. Jamais un mot contre nos enseignants, jamais d’indulgence pour une remarque négative dans nos bulletins… Ils ne pouvaient guère nous aider à faire nos devoirs, mais nous avions sous les yeux en permanence l’exemple du labeur et l’encouragement à prendre « l’ascenseur social ».
Et puis le foi, toujours, qui poussait à pardonner, à partager, à se retrouver pour les occasions festives, l’exemple d’une pratique religieuse sans faille…

Alors, en mettant mes pas dans les leurs, je suis reconnaissante pour leur vie simple qui a tout donné à leurs enfants et à leur Dieu, et j’avance dans l’espérance que mes pas seront tout aussi sécurisants pour ceux qui viennent après moi…

Mes vœux pour 2015

31 décembre 2014 | Publié par Véronique Belen dans Blog - Aucun commentaire

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De la joie
L’amour de ceux que vous aimez
La considération de ceux que vous côtoyez
Les petits bonheurs simples
Et les grands bonheurs cadeaux de l’existence
La santé pour faire face à tout
Des projets qui se concrétisent
Et de la bonne humeur, toujours !
L’humour qui rend les événements plus doux
Et quelques rêves, même les plus fous !
En toute chose, beaucoup d’espérance
Et la foi qui jamais ne déçoit !

Tels sont mes vœux pour la nouvelle année
A tous ceux qui me font la joie, ici, de me visiter !

Au sujet des familles nombreuses

29 décembre 2014 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 2 commentaires

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Je viens de lire les méditations du pape François hier au sujet de la famille, et notamment de la famille nombreuse. Un sujet qui me laisse toujours songeuse.
Issue d’une famille de quatre enfants et en ayant moi-même trois, je ne connais pas la vie dans une famille très nombreuse – je pense que c’est celles-là qui ont été mises à l’honneur hier au Vatican.
Vivre dans une famille de trois ou quatre enfants me semble déjà une belle richesse. On n’a pas toujours affaire au même frère ou à la même sœur, les affinités se dessinent et se modifient parfois avec l’âge, les jeux sont plus variés et les discussions vont bon train. C’est une véritable école de la vie, qui ouvre aux relations extérieures avec amis puis collègues. Les parents prenant de l’âge, on n’est pas confronté seul à leurs soucis de santé.
Les très grandes familles relèvent d’un choix de vie plus audacieux. Curieusement, en France, on les trouve un peu aux deux extrêmes sociaux.
Il est évident que la société actuelle n’est pas adaptée aux grandes familles : logements, véhicules, lieux de villégiature… A moins d’avoir de très bons moyens financiers, on aura du mal à satisfaire les besoins légitimes de ses nombreux enfants.
L’Eglise catholique a toujours mis à l’honneur la famille très nombreuse. C’est celle qui donne le visage d’une observance stricte de ses lois internes.
Mais je me permets une question : dans la famille très nombreuse, qui se sacrifie le plus ?
Qui endure de multiples grossesses et accouchements qui ne sont pas forcément sans complications et désagréments de tous ordres ? Qui se lève la nuit pendant des mois pour allaiter et soigner, mois ramenés à des années selon le nombre d’enfants ? Qui a sans doute fait des études, et sacrifie ses compétences professionnelles pour une succession de lessives, courses, repas de grandes tablées à préparer, innombrables paperasses à remplir, devoirs à surveiller ?
La famille nombreuse tient quand la mère tient.
Toutes les femmes catholiques sont-elles pour autant capables d’embrasser la carrière de femme au foyer, avec toutes les tâches ingrates qu’elle comporte ?
Il y a, dans l’exaltation de la famille nombreuse, quelques relents de volonté de ramener à tout prix les femmes à leur foyer.
Et là, j’ai quant à moi toujours un petit mouvement de réserve…

http://www.news.va/fr/news/le-pape-francois-se-rejouit-mais-sinquiete-aussi-p

Le blanc du recommencement

27 décembre 2014 | Publié par Véronique Belen dans Blog - Aucun commentaire

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Un peu de blanc sur ce Noël couleurs passées… Il neige à gros flocons depuis ce matin, blanc qui fait diversion sur ces jours qui ont manqué leur rendez-vous festif, sur cet organisme fatigué après sa lutte contre lui-même, sur cette nostalgie de sourires familiaux s’épanouissant là-bas, au loin, en des jours de partage et de joie qu’auront fixés des photos sur lesquelles nous serons toujours les manquants…
Je suis sortie ce matin comme on émerge d’un caisson de quarantaine, vite faire quelques courses, être triste un peu quand on me demande si j’ai passé un joyeux Noël, rentrer tout de suite parce que le froid agresse encore une toux persistante.
Le chaud de la maison, à regarder tomber les flocons…
Ce soir, prendre une petite revanche sur l’irréversible du calendrier, accueillir les enfants, écouter le Noël des autres, retrouver le goût de manger quelque chose de bon, se laisser consoler par leur bonne humeur, redémarrer le compte des jours en allant vers le mieux…

Tombez encore, flocons immaculés, et demain nous irons enfoncer nos bottes dans le blanc du recommencement…