Site de Véronique Belen
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Je ne le connaissais pas, mais la simplicité de sa première apparition publique, ce que j’ai lu de lui depuis tout à l’heure et le nom qu’il s’est choisi, tout me ravit !

J’ai envie de chanter le psaume 33 :

Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres.

Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Trois ans…

11 mars 2013 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 1 commentaire

Le printemps est en retard cette année, mais cette date me ramène à toi… Je pousse mes branches enfin fleuries vers tes bras qui se tendent vers nous, tout chargés de grâces.
Le souvenir de tes angoisses s’est estompé.
Je te vis telle que tu es devenue : heureuse, sereine, bienfaisante. Ne cessant pas d’intercéder pour nous, tes bien-aimés.
Tu peux être fière de ton mari et de ta descendance. Nous perpétuons ton souvenir sans larmoyer, en vivant au mieux que nous le pouvons pour te faire honneur.
Trois ans déjà.
Trois ans qui n’ont en rien entamé notre amour pour toi, bien au contraire.

Réjouis-toi dans le bleu des cieux, tu restes dans nos coeurs l’irremplaçable, maman…

La grâce

2 mars 2013 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 5 commentaires

Un jour, ils ont tout quitté pour se donner entièrement au Christ, dans un lieu presque millénaire.
Fils de saint Benoît, fils de saint Bernard. Fils de Dieu avant tout, et frères de Jésus, en Jésus.
Une vie rude. « Ora et labora ».
Sept offices par jour, le premier à quatre heures du matin.
Leurs voix chaudes montent dans le choeur. Ils chantent les Psaumes qui étaient la prière de Jésus. Ils chantent aussi des cantiques qui sont leur marque de fabrique. Le tout en français, dans un phrasé poétique ; le latin n’est pas absent, le « Salve regina » qui monte tous les soirs dans le choeur plongé dans la pénombre prend aux entrailles. Tant de voix, avant les leurs, l’ont entonné !

Ils ont ce sourire et cette lumière dans les yeux qu’on a tant de mal à retrouver dans « le monde », rien n’est feint, rien n’est artificiel, un sourire est un sourire, une poignée de main est une poignée de main.
Ils psalmodient, ils prient, ils lisent, ils étudient et ils travaillent. Ils vivent de leur labeur. Toujours ensemble.
Et ils accueillent.
On entre dans un cocon de grâce, de silence, de fraternité et de convivialité.
Tout a été pensé pour qu’on y soit bien, la chambre est on ne peut plus confortable, on traverse presque sur la pointe des pieds des couloirs où dans chaque recoin se niche quelque chose de beau, qui élève l’âme. Les yeux sont d’autant plus à la fête que le silence met l’ouïe au repos. (suite…)

Première bougie

5 février 2013 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 5 commentaires

Ce site a un an d’existence aujourd’hui, et j’en suis très émue. Il m’a valu de très belles rencontres spirituelles, des amitiés nouvelles, et la joie ininterrompue de témoigner de ma foi comme je le désirais depuis si longtemps !
Quand je regarde l’année écoulée, je suis émerveillée : vous vous êtes connectés de 99 pays différents (eh non, pas 100 !) et c’est ce qui me touche le plus.

La requête qui aboutit le plus souvent vers ce site est inattendue, mais c’est pour moi tout un symbole : c’est le psaume 23 « Le Seigneur est mon berger ».

Alors en hommage à mon bon Berger qui veille et nous fait nous rencontrer ici, je publie encore le Psaume si doux :

Le Seigneur est mon berger,
je ne manque de rien.
Sur de frais herbages, il me fait coucher ;
près des eaux du repos, il me mène,
il me ranime.

Il me conduit par les bons sentiers,
pour l’honneur de son nom.
Même si je marche dans un ravin d’ombre et de mort,
je ne crains aucun mal, car tu es avec moi ;
ton bâton, ton appui, voilà qui me rassure.

Devant moi tu dresses une table,
face à mes adversaires.
Tu parfumes d’huile ma tête,
ma coupe est enivrante.

Oui, bonheur et fidélité me poursuivent
tous les jours de ma vie,
et je reviendrai à la maison du Seigneur,
pour de longs jours.

Traduction Oecuménique de la Bible

La dame à la fourrure

30 janvier 2013 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 4 commentaires

Samedi dernier, je suis allée à une rencontre oecuménique de prière pour la clôture de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. J’y ai emmené une amie que j’aime beaucoup, qui après une vie un peu marginale et des problèmes psychiques, n’a pas eu d’autre solution que d’entrer en maison de retraite vers 60 ans. Elle s’y ennuie bien sûr, le quotidien est lourd pour elle, et elle me dit souffrir de la médisance qui va bon train. Elle est très pauvre et sous curatelle, endettée, elle n’a droit qu’à 20 euros par semaine. Ce qui l’empêche de s’offrir des « extras », et de ce fait elle ne peut pas vraiment soigner son apparence. En outre, elle souffre beaucoup de plusieurs infirmités, et a du mal à se déplacer. Mais pour la côtoyer à la messe de notre communauté de paroisses et la visiter de temps en temps, je sais qu’elle a un coeur d’or.

Nous arrivons donc toutes les deux bien en avance. Elle monte avec difficulté les quelques marches de la chapelle de cet hôpital psychiatrique, dans laquelle j’ai vécu moi-même des choses très fortes il y a douze ans, au milieu des malades et de quelques personnes de cette ville, voisins proches sans doute,  qui en ont fait leur paroisse.

Décidées à bien participer à cette célébration, nous nous installons au deuxième rang, saluons la pasteure, notre diacre, quelques personnes que nous connaissons…

Arrive un couple entre 60 et 70 ans. La dame, enveloppée d’une fourrure, coiffure impeccable, s’avance à notre rang et nous regarde d’un air médusé, puis nous dit : « Est-ce que vous pouvez vous pousser ? » Un instant, je ne comprends pas, puis elle ajoute : « C’est notre place habituelle. » Je comprends. Ce sont des paroissiens et ils veulent leur banc à eux. Nous nous excusons et nous nous poussons au fond du rang, ce qui occasionne à mon amie des douleurs à ses genoux très fragiles.

La célébration commence par une magnifique danse indienne, une soeur d’un couvent voisin a revêtu le costume traditionnel, chatoyant, et nous présente une chorégraphie de son pays d’origine, un lumignon dans chaque main. Nous entrons dans la grâce de ce temps de prière, riche et nourri de chants de nos deux traditions, catholique et protestante.

Les célébrants nous proposent de nous donner le geste de paix. Heureuses, nous l’échangeons autour de nous. Mon amie tend la main à la dame à la fourrure, mais elle ne daigne pas la saisir. (suite…)