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14 février

14 février 2014 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 2 commentaires

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Alors voilà. Chaque année c’est pareil. Le harcèlement commence quelques jours avant. Les spams, l’habillage des boîtes mails, les sollicitations à lui envoyer une carte, des fleurs, un bijou… On dirait que le monde tourne autour de cette date. Et chaque année, je m’irrite du manque total de respect pour la vie privée d’autrui. On n’a rien demandé à personne, et on subit ce lavage de cerveau. Chaque année, je me mets à la place de ceux qui se morfondent de solitude, qui viennent de subir une rupture, qui ont peut-être perdu l’aimé dans les circonstances les plus douloureuses. Et comme tout le monde, ceux-là subissent le harcèlement : offrez-lui des fleurs, un bijou, un parfum, un tête-à-tête… Comme s’il était besoin de ces petits coups de poignard à la solitude pour mieux se sentir hors normes, boiteux, indésirable dans un monde où tout est censé aller par deux.

Lourde illusion d’une société de consommation où tout est prétexte à vendre et à acheter.

Si j’éprouve une grande compassion pour ceux qui souffrent de ne pas être deux ce jour-là, pour ma part cette frénésie collective n’affecte pas le bonheur de ma solitude habitée. Elle fut subie, elle est devenue choisie, recherchée, aimée. Ce n’est pas une vraie solitude. C’est une vague de tendresse scellée dans l’oraison et les sacrements. C’est une ineffable Présence, infiniment exigeante, mais qui jamais ne contriste. C’est une complémentarité parfaite, et un chemin de vie qu’il suffit de suivre docilement, en n’ayant au coeur qu’un unique souci : Sa volonté. Voie sûre vers le véritable bonheur.

Alors pour faire fi de toute cette agitation commerciale, je t’offre un bouquet de simples fleurs qui viennent de toi et qui retournent à toi.

Pour Toi, Celui que j’aime.

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Depuis deux ans aujourd’hui, ce site fait ma joie. C’est pour moi un lieu de respiration spirituelle, de partage sur les Ecritures, de relecture de vie à la lumière de l’Evangile.
Je voudrais aujourd’hui vous rendre hommage, à vous qui passez. Rien ne le laisse transparaître, car vous laissez peu de commentaires, mais vous m’avez déjà rendu près de 60 000 visites, et, chose qui me réjouit particulièrement, de 154 pays du monde !
Je me réjouis ainsi d’offrir quelques instants de lecture non seulement à mes compatriotes, mais aussi à de nombreux Belges, Canadiens, Américains, Suisses, autres Européens et visiteurs de l’Afrique francophone dont le passage me remplit toujours de joie. Soyez tous remerciés, y compris ceux que je n’ai pas nommés !
Indéniablement, c’est le Seigneur qui nous rassemble ici, puisque la principale entrée vers le site se fait par le psaume 23 « Le Seigneur est mon berger ». Le Bon Berger veille, béni soit-il !

J’ai eu le bonheur de me faire par le biais de ce site de véritables amis, avec lesquels les échanges privés me sont source de joie, je veux ici leur exprimer ma grande gratitude. Mes amis de longue date qui passent ici de temps en temps me font aussi grand plaisir en me témoignant ainsi leur sympathie.

Pour vous tous, je vais poursuivre l’aventure. Un merci particulier à tous les prédicateurs dont les homélies me touchent et me permettent d’alimenter la page du dimanche. Que l’Esprit Saint ne cesse jamais de les inspirer, pour notre progrès spirituel à tous !

J’adresse donc à tous les visiteurs, réguliers ou occasionnels, un grand merci chaleureux !

La bougie de neuvaine

1 février 2014 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 10 commentaires

Bougie de neuvaine

La bougie de neuvaine s’est éteinte. Elle a brûlé nuit et jour depuis mon petit pèlerinage dans un sanctuaire cher à mon coeur. Neuf jours à éclairer nos crépuscules et nos matins de sa petite flamme vacillante qui me tenait chaud à l’âme. Neuf jours à m’appeler à la prière à chaque passage devant sa timide lumière. Un sourire complice vers l’image de sainte Odile qu’elle illumine, et je lui réitère ma demande, ardente demande qui peuple mes prières depuis trois ans. Large demande, qui dépasse de partout ma petite personne, qui irradie sur l’Eglise tout entière. Un regard à sainte Odile, et je sais qu’elle sait. Elle qui ouvre les yeux ouvrira aussi les esprits à ce qui doit être, car je crois, intimement, que je serai exaucée. Je sais que le jour n’est plus loin où je pourrai déposer le fardeau de cette demande sans cesse réitérée, dans la nuit comme dans l’espérance renouvelée. Je sais que les puissances de la mort ne prévaudront pas contre l’Eglise du Christ, puisqu’il nous l’a promis. Un petit mot doux à sainte Odile, et ma demande. Et la joie de la sentir souriante dans son intercession.

La bougie de neuvaine s’est éteinte ce matin. Je ne suis pas encore exaucée, mais je crois dans mon coeur que j’ai déjà obtenu ce que je demande.

Et puis soudain, un tourbillon de grâces.

Hier soir, je suis allée le coeur gros à l’eucharistie. Un mail laconique du frère hôtelier de l’abbaye que j’aime entre toutes : je ne pourrai pas être accueillie pour la retraite de carême que je désirais tant, depuis l’été déjà. Le choeur des moines s’évanouit dans mon esprit. Je ne verrai pas mon bon père spirituel dans quatre semaines.

Et puis encore quelqu’un, un prêtre, un tout nouvel ami, que je devais rencontrer pour la première fois ce week-end, et qui n’a pas confirmé. Je tente un ultime message : peut-être n’a-t-il pas reçu le précédent ? Peut-être est-il malade ? (suite…)

Tourbillon de vie

13 janvier 2014 | Publié par Véronique Belen dans Blog - Aucun commentaire

Dessin d'enfant 001

J’ai une chance que je mesure, même si elle a ses à-côtés fatigants.
Je vis entourée d’enfants. Je travaille pour des enfants.
Fraîcheur de leurs sourires, de leurs bons mots, de leurs émerveillements simples et faciles à susciter. Je passe six heures de mes journées avec eux. Ils sont bavards et facilement dissipés, mais je ne peux pas dire que j’aie un métier ennuyeux et répétitif. Ils sont demandeurs de savoirs et d’apprentissages et il faut avoir du répondant. Ils se réjouissent de leurs bons résultats, s’assombrissent du manque de réussite, mais ils ne sont pas aigris. Ils se disputent et se réconcilient très vite. Ils aiment bouger, courir, rire autour de nous. Ils aiment raconter leurs petites découvertes et joies quotidiennes, une dent tombée et la-petite-souris-qui-est-passée, un troupeau de sangliers croisé dans la forêt, un lapin dans une cage depuis Noël. Ils s’impatientent de savoir qui va avoir la fève de la galette préparée ensemble le matin. Ils jubilent sous la couronne. Ils m’offrent un dessin coloré « Tiens, c’est pour toi Véronique. » Ils rient à gorge déployée quand je leur raconte les dernières bêtises de mon chaton. Ils se passionnent pour la vie de leurs correspondants d’un lointain pays où on vit très différemment d’ici. Ils guettent un mail presque miraculeux de là-bas, où il n’y a ni voitures, ni électricité, ni internet, le maître fait 30 km pour se connecter.
Ils virevoltent toute la journée.
Ils m’épuisent et ils m’enchantent.
Et quand le calme est revenu dans la classe, que tout le monde est parti et que la pile de cahiers à corriger m’attend, j’éteins les ordinateurs et je vois au passage qu’on a tapé, dans un jeu de mémoire orthographique, au lieu de saxophone, « saxofaune »…

21 ans

4 janvier 2014 | Publié par Véronique Belen dans Blog - Aucun commentaire

Beauté d'elfe 3

Quand elle est née, les sages-femmes en ont ri : je n’arrêtais pas de répéter « C’est une fille, elle est belle ! »

Emerveillement qui ne s’est jamais tari depuis.
Quelles fées se sont donc penchées sur son berceau ?
Avec sa longue chevelure blonde et ses yeux très clairs, elle a une beauté d’elfe.
A 2 ans, elle avait un langage complètement structuré.
A 21 ans aujourd’hui, elle est déjà en quatrième année d’études très difficiles. Parcours sans faute. Et toujours modeste.
Et quand elle danse autour de nous, c’est un ravissement.

La vie m’a fait trois merveilleux cadeaux. Et il n’y a pas que pour moi qu’elle soit un trésor précieux…

Joyeux anniversaire, ma chérie !