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Cet après-midi, j’avais quelques courses à faire dans une petite ville, et je me suis arrêtée dans une belle église pour prier un moment. Je voulais me recueillir pour une amie qui souffre intérieurement. J’allume un cierge, et je m’assois dans la chapelle latérale pour prier devant une grande et belle icône de Marie et un crucifix.

Deux rangs devant moi, un monsieur, tout seul. Il prie à haute voix. Au début cela m’importune, je n’arrive pas bien à entrer dans ma propre prière. Arrive à ce moment-là un groupe de touristes, avec une guide qui parle très fort, et je ne parviens plus du tout à me recueillir. Cela dure un moment. Je me dis intérieurement, pensant à l’Evangile en Jean 2, 16 : « Vous avez fait de la maison de mon Père une maison de tourisme. »

Puis ils s’en vont. Le monsieur devant moi prie toujours à haute voix, chantonne par moments, d’une voix hésitante, un peu tremblante, comme le reste de son corps. Je me dis qu’il est des nôtres, de ce peuple des blessés de l’âme alourdis par les traitements psy que je connais si bien.

Sa curieuse psalmodie m’empêche de poursuivre ma récitation intérieure. Alors, comme je ne veux pas encore partir, je me mets à l’écouter, un peu gênée par mon indiscrétion. Mon aumônier de JOC, quand j’étais jeune, nous disait  parfois : « La vie de chacun, c’est comme une terre sainte, il faut enlever ses chaussures et marcher lentement. »

Je pénètre dans la terre sainte de mon voisin de prière. Et là, j’entends :

« Porte l’Evangile et la paix de Dieu ». Il le chantonne plusieurs fois.

Et puis d’autres cantiques encore, parmi mes préférés.

Emue, je quitte très silencieusement le banc, pour ne pas le déranger.

Le monsieur dans l’église a prié avec ses mots à lui, simplement, mais l’espace d’un instant, il a été pour moi la voix du Père…

Marion

Une petite fille de 5 ans de ma famille a dit récemment à sa grand-mère :
« Comme je suis contente d’exister ! Heureusement que je ne suis pas morte ! »
Peut-être sait-elle déjà que ses parents ont perdu leur premier bébé, et comme sa vie est précieuse.
Peut-être a-t-elle tout simplement la sagesse des tout-petits…

Merci ma chérie pour cette déclaration d’amour à la vie ! Je la partage avec toi !

Formulaire de contact

3 août 2013 | Publié par Véronique Belen dans Blog - Aucun commentaire

Je dois des excuses aux personnes qui ont essayé de me joindre par le biais de ce site (onglet contact). Un problème technique a empêché certains messages de me parvenir. J’en suis désolée. Je réponds toujours aux personnes qui me contactent. N’hésitez donc pas à le faire !

Véronique

Ma soeur « Marthe »

29 juillet 2013 | Publié par Véronique Belen dans Blog - Aucun commentaire

Si depuis toujours, j’ai une grande tendresse pour Marie de Béthanie et que je la considère comme un modèle en m’abîmant dans l’écoute et la méditation de la parole du Seigneur, je souris souvent en songeant qu’une de mes soeurs, mon aînée, me fait bien penser à Marthe.

Elle a un sens de l’hospitalité exquis. Tout chez elle est pensé pour que l’on s’y sente bien : goût pour la décoration, zèle en cuisine pour laquelle elle a des talents remarquables, sens du détail dans la présentation des plats qui est toujours des plus soignée. Voyant tous les mets appétissants qu’elle place sous nos yeux, on salive, mais il faut d’abord attendre un peu : elle aime bien prendre ses oeuvres en photo tellement elles sont belles.

La vie n’a pas été tendre avec elle, et elle a une grosse charge de travail quotidien, dont elle s’acquitte au mieux. D’une extrême conscience professionnelle, elle s’investit aussi beaucoup dans son métier. Parfois le dialogue s’appesantit un peu trop sur cet aspect : elle aurait tendance à penser que les autres ne peuvent pas avoir une charge professionnelle aussi lourde ou plus lourde que la sienne. Ce qui lui occasionne parfois un certain manque d’écoute pour son interlocuteur.

Si je fais ce parallèle avec Marthe et Marie, c’est que je pense aussi être un peu un mystère pour elle. Qu’est-ce que je peux bien trouver dans ces heures passées à la messe et dans l’oraison ? (suite…)

Rites qui se perdent

13 juillet 2013 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 1 commentaire

Aujourd’hui, je suis allée à une messe de mariage, je ne faisais pas partie des invités mais je connais bien la maman du marié, et cela me faisait plaisir d’assister à la cérémonie et d’embrasser les mariés et leurs parents, d’autant plus que cela se passait dans ma communauté de paroisses.

Le jeune couple était charmant, sincère et touchant. La grande église était pleine au quart, presque uniquement des invités. Une chorale gospel rehaussait la cérémonie.

Mais cependant, j’ai été traversée d’une certaine tristesse. Dans cette assemblée, composée certainement presque exclusivement de catholiques baptisés, j’étais l’une des seules à connaître le rite, à savoir quand me lever et quoi répondre aux paroles du prêtre. C’était étrange, je m’étais volontairement assise derrière la famille, quelques rangs en arrière, et il y avait comme un grand silence entre le choeur où se tenaient le prêtre et les mariés et moi qui désirais participer à cette messe comme à mon habitude. Je regardais le Christ en croix et j’étais un peu triste pour Lui. Et sans doute le prêtre ressentait-il aussi cette solitude dans sa foi…

Tout en me réjouissant pour ces jeunes qui se sont engagés dans le mariage, je songe ce soir à Jean-Paul II quand il disait :

« France, fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »

Image : Noces de Cana   Giotto