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Formulaire de contact

3 août 2013 | Publié par Véronique Belen dans Blog - Aucun commentaire

Je dois des excuses aux personnes qui ont essayé de me joindre par le biais de ce site (onglet contact). Un problème technique a empêché certains messages de me parvenir. J’en suis désolée. Je réponds toujours aux personnes qui me contactent. N’hésitez donc pas à le faire !

Véronique

Ma soeur « Marthe »

29 juillet 2013 | Publié par Véronique Belen dans Blog - Aucun commentaire

Si depuis toujours, j’ai une grande tendresse pour Marie de Béthanie et que je la considère comme un modèle en m’abîmant dans l’écoute et la méditation de la parole du Seigneur, je souris souvent en songeant qu’une de mes soeurs, mon aînée, me fait bien penser à Marthe.

Elle a un sens de l’hospitalité exquis. Tout chez elle est pensé pour que l’on s’y sente bien : goût pour la décoration, zèle en cuisine pour laquelle elle a des talents remarquables, sens du détail dans la présentation des plats qui est toujours des plus soignée. Voyant tous les mets appétissants qu’elle place sous nos yeux, on salive, mais il faut d’abord attendre un peu : elle aime bien prendre ses oeuvres en photo tellement elles sont belles.

La vie n’a pas été tendre avec elle, et elle a une grosse charge de travail quotidien, dont elle s’acquitte au mieux. D’une extrême conscience professionnelle, elle s’investit aussi beaucoup dans son métier. Parfois le dialogue s’appesantit un peu trop sur cet aspect : elle aurait tendance à penser que les autres ne peuvent pas avoir une charge professionnelle aussi lourde ou plus lourde que la sienne. Ce qui lui occasionne parfois un certain manque d’écoute pour son interlocuteur.

Si je fais ce parallèle avec Marthe et Marie, c’est que je pense aussi être un peu un mystère pour elle. Qu’est-ce que je peux bien trouver dans ces heures passées à la messe et dans l’oraison ? (suite…)

Rites qui se perdent

13 juillet 2013 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 1 commentaire

Aujourd’hui, je suis allée à une messe de mariage, je ne faisais pas partie des invités mais je connais bien la maman du marié, et cela me faisait plaisir d’assister à la cérémonie et d’embrasser les mariés et leurs parents, d’autant plus que cela se passait dans ma communauté de paroisses.

Le jeune couple était charmant, sincère et touchant. La grande église était pleine au quart, presque uniquement des invités. Une chorale gospel rehaussait la cérémonie.

Mais cependant, j’ai été traversée d’une certaine tristesse. Dans cette assemblée, composée certainement presque exclusivement de catholiques baptisés, j’étais l’une des seules à connaître le rite, à savoir quand me lever et quoi répondre aux paroles du prêtre. C’était étrange, je m’étais volontairement assise derrière la famille, quelques rangs en arrière, et il y avait comme un grand silence entre le choeur où se tenaient le prêtre et les mariés et moi qui désirais participer à cette messe comme à mon habitude. Je regardais le Christ en croix et j’étais un peu triste pour Lui. Et sans doute le prêtre ressentait-il aussi cette solitude dans sa foi…

Tout en me réjouissant pour ces jeunes qui se sont engagés dans le mariage, je songe ce soir à Jean-Paul II quand il disait :

« France, fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »

Image : Noces de Cana   Giotto

Il y a dix ans, une chatte adulte s’est invitée dans notre jardin, elle y a passé tout un été, et bien que cela n’ait jamais été vraiment notre projet, nous l’avons adoptée à l’automne, la voyant manger du pain gorgé de pluie que nous jetions aux oiseaux. Nous avons commencé à la nourrir, au début elle se laissait à peine caresser, avait-elle subi des mauvais traitements ? Mais très vite, elle est entrée dans la maison et y a pris ses aises. Et ce fut le début d’une vraie histoire d’amour entre elle et les enfants et moi. La voyant bien ronde, je la croyais pleine. Une visite chez le vétérinaire nous apprit qu’il n’en était rien, elle était tatouée et stérilisée. Mais personne, jamais, ne la réclama. Pour notre plus grande joie !
Je n’ai pas connu chat plus doux, plus discret, plus respectueux des règles de la maison. Elle était calme, propre, affectueuse, et très gourmande

J’ai fait l’apprentissage des moments de solitude en sa compagnie. Elle la meublait de sa présence reconnaissante à tous nos bons soins.

Il y eut des ennuis de santé, qu’elle a toujours bien surmontés. Et puis, l’automne dernier, cette tumeur à l’oreille. Première opération, et quelques semaines de répit. La tumeur est revenue. Il fallait prendre une décision plus radicale : sa seule chance était de faire couper l’oreille malade. C’est la décision que j’ai prise à Noël, repoussant de toutes mes forces l’idée de la perdre sans lui avoir donné sa chance.
Le vétérinaire a fait un travail d’orfèvre, et notre petite compagne a eu encore six beaux mois, fatiguée, ralentie, mais bien présente et toujours aussi gentille.
Et puis, il y a environ un mois, elle s’est mise à gratter frénétiquement sa cicatrice. Et j’ai été affligée de constater que la tumeur revenait. Elle ne pouvait plus rester sans carcan, faute de se gratter jusqu’au sang et de montrer qu’elle avait mal, mais de ce fait elle était privée de la possibilité de faire sa toilette.

Les médicaments n’y ont rien fait. Les choses ne faisaient qu’empirer de jour en jour. (suite…)

Hier soir, j’ai assisté à un spectacle tout de grâce et de beauté : les jeunes filles de l’association sportive de notre collège s’entraînant dans les sections danse – modern jazz, danse gymnique et hip hop – tout au long de l’année scolaire donnaient leur représentation annuelle. Ce fut une soirée d’enchantement, toutes ces adolescentes se sont donné du mal, créant elles-mêmes la plupart de leurs chorégraphies, pour s’adonner à leur passion dans l’année et enchanter leurs proches et leurs professeurs hier soir.

J’étais d’autant plus touchée que nombre de ces jeunes filles ont été voici quelques années mes petites élèves, et que je suis toujours émue de les voir se métamorphoser en gracieuses adolescentes. Le spectacle, articulé autour du thème du vent, s’enchaînait bien, ouvrant différents tableaux entrecoupés de textes poétiques et de séquences de jonglage impressionnantes. Il y avait de la recherche aussi dans les tenues, simples mais offrant une belle unité à chaque groupe évoluant sur la scène.

Et bien sûr, mon coeur de maman a vibré, car ma fille de 14 ans était très investie dans cette représentation, ayant composé plusieurs chorégraphies, dansé dans différents groupes et dont les professeurs ont bien voulu qu’elle clôture le spectacle par une danse en solo qu’elle a créée elle-même, et qui a fait courir une émotion palpable sur tout le public. Sa soeur de six ans son aînée, complice de tant de répétitions de duos qu’elles offrent pour les fêtes de famille, n’a pu retenir ses larmes en voyant l’accomplissement du talent de sa cadette. (suite…)