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Parabole des vierges folles et des vierges sages

Pour ce 1er dimanche de l’Avent, j’ai eu la chance d’entendre une très belle homélie de la part de notre curé, qui n’a pas eu peur de réveiller notre vigilance en mettant en parallèle le temps de Noé et l’époque actuelle. Nous devons ne pas céder à l’obsession de la quête du bien-être propre à notre temps. Dieu vient à nous dans nos joies, mais il nous parle aussi à travers nos souffrances. Et profondément, moi aussi, je le crois.
Je médite aussi la belle homélie du père Charles-André Sohier sur Kérit.

http://www.kerit.be/homelie.php

https://www.histoiredunefoi.fr/partages/3409-homelie-du-1er-dimanche-de-lavent-sur-kerit

J’y relève ce passage :
« Attendre, c’est accepter de manquer de quelque chose ou plutôt de quelqu’un. Savoir attendre, c’est espérer et agir pour un demain meilleur qu’aujourd’hui, plus accueillant, plus juste, plus ouvert. »

Et encore :
« Veiller, c’est attendre au cœur de la nuit du monde, l’arrivée de l’époux divin. Veiller, c’est préparer sa robe blanche d’épouse, ses parures de fête, sa pleine réserve d’amour comme la provision d’huile qui nourrit la lumière de notre lampe intérieure. Comme ces jeunes filles de la parabole (Matthieu 25). »

Et ces belles paroles me redisent comme de la part du Christ que le choix que j’ai posé il y a deux ans et demi est agréé de Lui, justifié par les Ecritures. (suite…)

Aujourd’hui, les catholiques fêtent la Présentation de Marie au temple. Geste qui aurait été posé par ses parents quand elle avait trois ans. Cette tradition puise son origine dans le protévangile de Jacques.
Personnellement, je suis toujours gênée quand une fête liturgique trouve son origine dans un évangile apocryphe et dans la seule tradition, d’autant plus quand elle se réfère à une pratique très peu probable dans la société juive de l’époque.
Mais soit. Cela me donne l’occasion d’évoquer mon rapport à la piété mariale.

Je suis née dans une famille de longue tradition catholique, de culture pauvre et rurale. On y avait une grande dévotion pour la Vierge Marie, très présente dans nos prières, nos pratiques religieuses, les objets pieux dans nos maisons. Tout cela était mon univers dès ma plus tendre enfance, mes parents avaient même trouvé juste de nous donner à chacune des quatre le prénom de Marie en plus de nos deux autres prénoms. Et mue par cette belle tradition, j’en ai fait de même pour mes filles.
Ma mère priait essentiellement la Vierge Marie. Quant à moi, est-ce une grâce particulière, j’ai été fascinée dès mon plus jeune âge par la Personne de Jésus et c’est par le Christ que s’est toujours orientée vers Dieu ma prière, de ses balbutiements dans mon enfance à l’oraison qui tient une grande place dans ma vie spirituelle aujourd’hui. Mais Marie n’est pas absente de ma prière, j’aime aussi m’adresser à elle, avec tendresse et confiance, recherchant son conseil dans ce que la vie m’apporte en joies et en peines, sollicitant sa douce intercession.
Pour autant, je sais que je me démarque de bien des catholiques, et quand je lis les débats houleux qui ont cours sur certains forums affectionnant les querelles de mots, je suis forcée de constater que les croyances relatives à Marie, son rôle dans le Salut, l’importance accordée à ses apparitions reconnues par l’Eglise ou pire, non reconnues à ce jour,  toutes ces questions touchant à la mère du Sauveur divisent profondément les chrétiens – les catholiques entre eux déjà, alors que dire des divergences de conception avec les frères séparés.

Depuis des années, je souffre intérieurement du tort que font les fanatiques de Medjugorje à la cohésion de l’Eglise. (suite…)

Plantations d’automne

28 octobre 2013 | Publié par Véronique Belen dans Blog - Aucun commentaire

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Ce sont les travaux de jardinage que j’aime le moins. Arracher ce qui reste des annuelles – c’en est fini du fleurissement d’été – , répandre du compost autour du plus petit de mes lilas et d’un arbre qui a du mal à se déployer depuis quinze ans, amender le massif et y planter les bulbes de tulipes, renouveler les crocus et les narcisses…
C’est un travail d’enfouissement qui présage de quatre longs mois d’hiver sans couleurs dans le jardin, sans le plaisir de découvrir ici ou là une fleur qui éclot… C’est l’attente qu’on ne peut vivre que dans l’interrogation et la confiance. Les tulipes seront-elles aussi belles que sur le prospectus qui m’a séduite ? Les crocus ramèneront-ils l’espérance du printemps dès début mars ? Les narcisses foisonneront-ils en avril ?

C’est comme si la nature entrait dans un long carême, et qu’il ne nous restait que l’espérance d’un jaillissement de couleurs au matin de Pâques…

15 ans

26 octobre 2013 | Publié par Véronique Belen dans Blog - Aucun commentaire

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Solaire. Je crois que c’est l’adjectif qui lui convient le mieux. Et puis tourbillonnante, pétillante, drôle, sociable, littéraire, artiste, amicale… mais aussi très têtue. Et tête en l’air en même temps. Et frondeuse, mais ça c’est l’âge qui le veut.

15 ans aujourd’hui. 15 ans que les éclats de sa vie si désirée et si dense enjolivent notre quotidien. Comme les couleurs de l’automne, chatoyantes chaque année comme au jour de sa naissance. 15 ans à me réjouir à chaque instant de l’avoir voulue, et de l’avoir reçue comme ultime cadeau de ma joie maternelle. 15 ans à sourire de toutes ses ressemblances avec celui qui lui a donné l’autre partie d’elle-même.

Joyeux anniversaire ma princesse de lumière !

Hommage à René et aux siens

19 octobre 2013 | Publié par Véronique Belen dans Blog - 2 commentaires

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Aujourd’hui, ils ne pourront pas lui souhaiter sa fête. René est parti pour son dernier voyage à 83 ans. Une maladie récidivante, une opération, et il s’est endormi pour toujours sous les yeux de son épouse qu’il aimait tant.
La nouvelle nous arrive à l’instant même où j’apprends une naissance. Ce n’est pas la première fois que je vis cet écartèlement entre l’annonce de la mort et l’annonce de la vie.
Ma fille de 20 ans est là, c’est elle qui me l’apprend. Elle est amie avec la petite-fille de René par des liens presque aussi forts que ceux du sang. Elle a passé si souvent des vacances chez eux, son amie étant élevée par ses grands-parents. Elle a toujours été accueillie comme leur propre fille, avec cette chaleur et cette générosité des gens du Nord qui n’est pas une légende.

Nous n’hésitons pas longtemps. Il faut être près d’eux dans ces moments si difficiles, même si c’est à 600 km de chez nous, même si nous n’avons que deux jours de pause au milieu de la semaine de travail.

Une longue route, sur laquelle nous nous arrêtons pour embrasser la famille, une amie. Moments d’intense chaleur.

Et puis c’est le jour où il faut dire adieu à René. Nous arrivons tôt le matin, pour accompagner la famille dans la mise en bière. René est là, patriarche de cire, mais dense de toute sa présence aimante. Nous avons bien fait d’être là, c’est consolant de pleurer dans les bras les uns des autres. Et la petite-fille éplorée ne quittera plus son amie, sa jumelle comme elles aiment à le dire, de toute la journée. La grand-mère ravagée par le chagrin me confiera comme elle a été heureuse dans son couple avec son bon René.

Les funérailles. (suite…)